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jane_austenChère lectrice, Cher lecteur,

Aujourd’hui, je ne peux passer sous silence l’anniversaire de Jane Austen. Vous connaissez, sans aucun doute, mon admiration pour cette écrivaine britannique. Sinon, n’hésitez pas à lire mon article portant sur ses sots (vous pouvez cliquer sur le mot sot).

Pour sa fête, je vous présente un extrait d’une de ses lettres rédigée le 20 février 1817 à Chawton. Cette missive a comme destinataire sa nièce Fanny.

 

Ma très chère Fanny,

Tu es inimitable, irrésistible. Tu es le délice de ma vie. Quelles lettres, quelles lettres si divertissantes m’as-tu envoyées ces derniers temps! Quelle description de ton petit cœur étrange! Un si joli exposé des fruits de l’imagination. Tu vaux ton pesant d’or, ou même de pièces de cette nouvelle monnaie d’argent. Je ne puis t’exprimer ce que j’ai ressenti en lisant ta petite histoire de toi-même, combien elle m’a emplie de pitié & d’inquiétude & d’admiration & d’amusement. Tu es le parangon de tout ce qui existe de plus absurde & de plus raisonnable, de plus commun & de plus excentrique, de plus triste & de plus gai, de plus provocant & de plus intéressant. Qui pourrait bien suivre les fluctuations de tes envies, les capprizios de ton goût, les contradictions de tes sentiments? Tu es tellement surprenante! & tout le temps, si parfaitement naturelle; si toi-même dans ta singularité  & pourtant si semblable à tout le monde! Il est tellement gratifiant pour moi de te connaître si intimement (p. 84-85).

Ma prochaine lecture sera consacrée aux lettres de Jane Austen à ses nièces!

Par ailleurs, je vous souhaite de vivre une belle correspondance avec… qui sait?

J’espère que vous avez apprécié ce petit clin d’œil à Jane Austen pour son anniversaire!

Bien à vous,

Madame lit

Austen, Jane. (2015). Du fond de mon cœur; lettres à ses nièces, Mayenne, Finitude, 171 p.

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