Madame lit Virginia Wolf

Titre : Virginia Wolf
virginia1 001Auteure : Kyo Maclear
Illustratrice : Isabelle Arsenault
Traductrice : Fanny Britt
ISBN : 978-1-55453-649-8
Les Éditions de la Pastèque

Chère lectrice, Cher lecteur,

Virginia se transforme du jour au lendemain en loup qui grogne sous les yeux de sa sœur Vanessa. Elle a le cafard. Par exemple, elle défend à sa sœur de peindre son portrait ou de porter sa robe préférée. Elle ne veut pas que Vanessa brosse ses dents trop fort. De plus, Virginia rejette ses amis et la maison sombre dans un climat maussade. La fillette refuse de se lever et de parler…Elle n’a plus le moral. Vanessa demande à sa sœur ce qui lui plairait. Cette dernière lui répond qu’elle aimerait s’envoler pour Bloomsberry, le pays des fleurs aux fruits. Vanessa sort ses pinceaux et invente un monde s’appelant Bloomsberry. Grâce aux dessins de sa sœur, Virginia se sent beaucoup mieux…Les deux petites soeurs peuvent recommencer à jouer.

Véritable petit bijou, ce court récit est basé sur la vie de Virginia Woolf et de sa sœur Vanessa Bell. Ainsi, l’auteure aborde les problèmes de santé mentale de la célèbre écrivaine britannique pendant son enfance. Elle peuple le récit de signifiants indissociables de l’écrivaine comme le recours au terme Bloomsberry pour Bloomsbury. Il importe de se rappeler que Virginia Woolf et sa soeur faisaient partie d’un groupe d’artistes ou d’intellectuels nommé Bloomsbury. Par ailleurs, la sœur de Virginia, Vanessa était peintre, autre élément tributaire de la réalité.

J’ai adoré ce petit livre. Ce dernier permet de traiter, tout en douceur et en compassion, d’un problème bien réel dans notre société, la dépression. Malheureusement, les enfants n’y échappent pas…

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Toutefois, l’art permet de transformer le quotidien… Comme le mentionne la petite Vanessa :

J’ai fabriqué un jardin.

J’ai peint des arbres et d’étranges bourgeons confits et de toutes petites pousses vertes et des gâteaux glacés à la crème au beurre. J’ai peint des feuilles qui chantonnent dans le vent et des fruits rutilants. Et c’est ainsi que tout doucement  j’ai créé un monde appelé Bloomsberry-le pays des fleurs aux fruits. Je voulais qu’il soit aussi beau que son nom.

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Les illustrations d’Isabelle Arsenault sont encore une fois magnifiques… empreintes de poésie…Le recours au jaune citron crée une ambiance bien vivante! De plus, elle dessine Virginia sous la forme d’un loup pour évoquer un aspect terrifiant de sa personnalité, en plus de faire écho à son nom…

Je vous recommande de regarder cette courte vidéo publiée sur YouTube présentant le splendide travail d’Isabelle Arsenault. Vous ne serez pas déçu… J’admire son talent.

J’ai acheté ce petit livre en même temps que Jane, le renard et moi. Je dois avouer que je suis complètement charmée par les références littéraires se retrouvant dans ces deux albums de littérature de jeunesse… J’espère encore lire des histoires de ce genre… Un éclat de beauté pour illuminer le ciel de nos vies de lecteur…

Que pensez-vous du travail de l’illustratrice (à partir de la vidéo) et de l’idée de l’écrivaine de traiter des problèmes de santé mentale durant l’enfance en faisant référence à Virginia Woolf?

Bien à vous,

Madame lit

Catégories: Lecture du moment

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31 commentaires »

  1. Les illustrations sont de toutes beautés ! Je ne sais pas répondre à la seconde question… C’est sans doute une bonne idée, mais j’aurais peut-être pas choisi une adulte et des problèmes d’adulte pour traiter des problèmes de santé mentale durant l’enfance.

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  2. En effet, ce livre a l’air remarquable (le petit loup a capté mon attention, comme tu l’imagines), et ma curiosité quant à l’illustration est plus que piquée. Malgré la gravité du propos, je pense que ce doit être un très beau cadeau à faire.
    D’autant plus que l’enjeu de la santé mentale chez les enfants est rarement évoqué, quand bien même ce sont des individus à part entière qui souffrent au même titre que leurs aînés.

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  3. Encore une très belle découverte en littérature jeunesse, merci. Je trouve que l’idée d’aborder un sujet si complexe que la dépression par le biais d’une métaphore textuelle et visuelle est plutôt pertinente, avec cette image du de l’enfant devenue loup, l’enfant n’étant plus vraiment elle-même. Les illustrations sont à tomber. J’adore ! On dirait qu’Isabelle Arsenault joue sur des contrastes forts, entre la noirceur de Virginia et l’éclatant monde de Bloomsberry peint par sa sœur. Un très beau billet pour un très beau livre 🙂

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    • Oui, c’est bien cela! Une double métaphore textuelle! Et oui, Isabelle Arseanaul joue avec les couleurs pour créer une ambiance entre le monde l’imagination et celui de la dépression… C’est de toute beauté! Merci pour ce commentaire! 🙂

      Aimé par 1 personne

  4. Il va falloir que je me décide à découvrir cette auteur. J’en entends tellement parler. Merci pour la découverte de ce livre, les illustrations sont superbes.

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