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presentation_une-ecrivaine-ou-un-ecrivain-par-mois_janvierChère lectrice, Cher lecteur,

Je vous présente une nouvelle chronique que je vais publier une fois par mois, le premier vendredi si possible, sur ce blogue. Je vais vous présenter une écrivaine ou un écrivain et mon lien à cette dernière ou à ce dernier. Parfois, lorsque nous aimons un auteur, nous désirons lire la plupart de ses écrits… C’est un peu ce qui se passe pour moi en ce qui concerne l’écrivaine Marie Laberge. Alors, pour débuter, j’ai décidé de vous parler de mon rapport aux écrits de cette grande dame de la littérature québécoise.

Marie Laberge et Madame lit

Marie Laberge n’est pas une inconnue du domaine littéraire québécois. Bien au contraire, elle est une des rares à être capable de vivre de sa plume. Elle est née à Québec en 1950 et elle a débuté sa carrière littéraire en tant que dramaturge. Voici quelques titres de ses pièces de théâtre :

  • L’homme gris
  • Oublier
  • Aurélie ma sœur
  • Le faucon
  • Jocelyne Trudel retrouvée morte dans ses larmes

Pour en connaître davantage sur ses pièces de théâtre, n’hésitez pas à cliquer sur ce lien qui vous mènera à son site officiel : Marie Laberge et ses pièces de théâtre.

Je n’ai pas eu la chance de voir une adaptation de ses pièces au théâtre. Ce n’est que partie remise. J’espère pouvoir remédier à cette lacune sous peu.

En ce qui concerne ses romans, voici les titres lus au fil du temps :

  • Juillet 

Une histoire passionnelle entre un père qui fête les 65 ans de son épouse et sa belle-fille. Ce roman décrit le désir qu’ils ressentent l’un pour l’autre… Pour écouter Marie Laberge parler de son roman, cliquez sur le lien Marie Laberge et Juillet. Une histoire difficile à comprendre lorsque je l’ai lue au début de la vingtaine… Je n’étais sans aucun doute pas prête à entendre parler du secret engendré par l’interdiction du désir entre deux êtres de la même famille…

  • Quelques adieux

Un homme amoureux de deux femmes… Est-ce possible? C’est l’histoire de cet homme, de sa femme et de sa maîtresse qui est racontée dans ce sublime récit se déroulant à Québec. Pour entendre Marie Laberge parler de son roman, cliquez sur le lien Marie Laberge et Quelques adieux. Vous allez apprendre que ce n’est pas toujours facile de faire publier un roman même si on est connu du milieu littéraire… Un roman que j’ai adoré, qui m’a fait pleurer, qui m’a permis de rencontrer Marie Laberge pour la première fois le 27 février 1995 lors de son passage à l’Université Laval. Elle a avait été invitée pour parler de son œuvre par mon professeur. Je lui avais d’ailleurs récité ce magnifique passage tiré de son roman :

 L’amour est comme un cancer, un chancre, une masse sournoise qui se nourrit d’elle-même, grossit, grandit et finit par nous dévorer. On meurt et on se demande si finalement, on n’aurait pas mieux fait d’haïr seulement ou de rester indifférent. L’amour est une félicité, vous avez raison, un poison d’une douceur sans nom, mais tous les poisons finissent par nous tordre les boyaux, ne le savez-vous pas? Si tant de bonheur pouvait aller sans souffrance, j’y souscrirais immédiatement… mais l’ultime cadeau de la vie est une souffrance indicible, parce que l’amour meurt, le corps vieillit, nous abandonne lâchement et la maladie, l’inévitable humilité, nous gagne. Dites-moi, à quoi sert de tant donner? Quelquefois, je voudrais mourir avant, avant le coup final, avant de mourir d’une main aimée, avant de mourir parce qu’un regard s’est éteint et qu’aveugle, je tende les mains vers le vide. (p. 264-265)

  • Le Poids des ombres

Un livre sur le deuil… Une mère retrouvée morte dans les eaux du Saint-Laurent, une fille dérivant seule sur le navire de la douleur… Un roman que j’ai aimé pour le personnage de Diane, un être d’excès confronté à ses fantômes…

Pour entendre Marie Laberge parler de ce récit, vous n’avez qu’à cliquer sur Marie Laberge et le poids des ombres… Elle évoque la noirceur de son écrit et sa lumière…

  • La trilogie du bonheur (Gabrielle, Adélaïde et Florent)

Cette trilogie met en scène des personnages entre 1930 et 1970 au Québec. Ces êtres doués pour le bonheur vivent des épreuves, se battent pour l’amour malgré les conventions sociales, malgré la guerre, malgré l’oppression religieuse…

Cela m’a pris beaucoup de temps avant d’amorcer cette trilogie… Pourquoi? Et bien le titre La trilogie du bonheur m’effrayait! Le rapport au bonheur a toujours été difficile pour moi et j’avais peur de l’émotion que je pourrais ressentir… Et je dois avouer que j’ai été perturbée! Je crois que je n’aurais pas été capable de lire cette trilogie dans la vingtaine… Je n’aurais pas eu la maturité, mais dans la trentaine, j’étais prête à affronter mes propres démons grâce aux mots de Marie Laberge et à aller à la rencontre de l’histoire québécoise…

Pour connaître comment est née l’idée de la trilogie, n’hésitez pas à cliquer sur le lien Marie Laberge et la trilogie du bonheur.

  • Revenir de loin

Une femme sort du coma et elle n’a plus aucun souvenir de son ancienne vie… C’est un nouveau départ qu’elle amorce. Ce que j’ai aimé dans cette histoire, ce sont les références à la littérature (Neruda, Baudelaire, Saint-Denys-Garneau, Anne Hébert, Racine, etc.).

Pour entendre Marie Laberge parler de son bouquin, vous n’avez qu’à cliquer sur Marie Laberge et Revenir de loin.

En ce moment, je suis en train de lire un roman de Marie Laberge… pour découvrir son titre, vous n’avez qu’à cliquer sur Lecture du moment. J’ai hâte de vous en parler davantage! Ce livre s’avère difficile pour moi, car je dois plonger dans des émotions et des souvenirs douloureux.

Mais encore, Marie Laberge a fait paraître un essai : Treize verbes pour vivre. J’ai d’ailleurs rédigé une chronique l’an passé sur ce dernier. Vous pouvez la lire en cliquant sur Madame lit Treize verbes pour vivre. Cet essai, je le garde près de moi et je m’y réfère de temps en temps pour tenter de trouver les verbes qui définissent ma vie…

De plus, Marie Laberge a écrit une chanson pour Céline Dion qui est parue sur son album D’Elles. Elle y aborde le temps… thème omniprésent dans ses écrits…

Aimez-vous cette nouvelle chronique?

Connaissiez-vous l’univers de cette écrivaine?

Aimeriez-vous lire un de ses bouquins?

laberge_pile

Bien à vous,

Madame lit

La photo de Marie Laberge a été prise par Daniel Tremblay lors du Salon du livre de l’Outaouais de 2016