Madame lit une citation sur des insurgés

 

fin_histoire

Chère lectrice, Cher lecteur,

Basé sur le Journal d’un exilé aux terres Australes de Léon-Léandre Ducharme publié en 1845 à Montréal, Pierre Gravel propose avec La Fin de l’Histoire le parcours de trois patriotes qui ont été enfermés puis déportés en Australie à la suite des événements de 1837. À travers les faits historiques, il y a bien entendu le destin d’hommes et de femmes aux prises avec la justice et surtout, ces derniers ont leur fierté et leur dignité… Donc, en guise de citation, je vous propose un extrait tiré de La Fin de l’Histoire…

Enfin, au bout de quelques jours, vers sept heures du soir, les portes s’ouvrirent, on fit un appel nominal, et notre sentence fut lue. À l’exception de deux sur douze, nous étions tous condamnés à être pendus. Nous fûmes immédiatement renfermés séparément dans les cachots. Nous attendions d’un instant à l’autre l’ordre de nous préparer à monter sur l’échafaud. En effet, deux jours après, Cardinal et Duquet, deux d’entre nous, reçurent l’ordre de se disposer à mourir le vendredi suivant, ce qui était de mauvais augure pour nous, car nous pensions que, pour quelque raison, il avait été décidé de nous faire mourir en petit nombre. Je laisse à juger dans quelle situation nous nous trouvâmes : cependant le courage ne nous manqua pas. Deux jours après, nous fûmes témoins de la scène déchirante à laquelle nous devions pourtant nous attendre. Nos deux malheureux compagnons, Cardinal et Duquet, liés en notre présence, furent traînés hors de la prison, la corde au cou, conduits par le bourreau… (p.18-19).

Avez-vous déjà lu des récits basés sur les événements de 1837-1838 du Québec?

Bien à vous,

Madame lit

Gravel, P. (1986). La Fin de l’Histoire; Récit. Montréal : l’Hexagone.

Catégories: Mes citations

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9 commentaires »

  1. Anne-Marie Sicotte a écrit une série de roman sur cette époque. Elle centre son récit à Montréal. Je l’ai rencontrée au Salon du livre de Montréal il y a deux ou trois ans. Elle a une formation en histoire. À ma connaissance, elle est la seule à avoir écrit sur ce sujet, et comment la Rébellion a été vécue à Montréal. À mon avis, la lecture de sa série d’au moins cinq livres est essentielle pour nous comprendre, comprendre qui nous sommes. Je suis convaincu que nous avons vécu ses événements comme un traumatisme, dont nous ne sommes pas encore relevés.

    D’autre part, Jules Verne a rédigé un roman sur la Rébellion. Aussi, Francine Ouellette. Ce dernier m’a ému encore plus que les autres. Il m’a touché directement en ce qu’il m’a fait vivre ce que mes ancêtres ont vécu dans la région de St-Eustache. Mes ancêtres étaient à Saint-Benoit quand les troupes de Colborne ont brûlé le village entier.

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