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eluardChère lectrice, Cher lecteur,

Plus jeune, un poète est entré dans ma vie… Au contact de ses mots, j’étais ailleurs, projetée dans un pays autre, rempli de beauté, de tendresse, de désespoir… Jamais un titre ne m’a parlé autant : Capitale de la douleur. Pour moi, toute la puissance de la langue se retrouve dans ces quatre mots… Donc, pour partager avec vous mon amour pour Paul Éluard, voici les deux poèmes qui me reviennent souvent en tête…

La parole

J’ai la beauté facile et c’est heureux.
Je glisse sur le toit des vents
Je glisse sur le toit des mers
Je suis devenue sentimentale
Je ne connais plus le conducteur
Je ne bouge plus soie sur les glaces
Je suis malade fleurs et cailloux
J’aime le plus chinois aux nues
J’aime la plus nue aux écarts d’oiseau
Je suis veille mais ici je suis belle
Et l’ombre qui descend des fenêtres profondes
Épargne chaque soir le cœur noir de mes yeux.

VII

La terre est bleue comme une orange
Jamais une erreur les mots ne mentent pas
Ils ne vous donnent plus à chanter
Au tour des baisers de s’entendre
Les fous et les amours
Elle sa bouche d’alliance
Tous les secrets tous les sourires
Et quels vêtements d’indulgence
À la croire toute nue.

Les guêpes fleurissent vert
L’aube se passe autour du cou
Un collier de fenêtres
Des ailes couvrent les feuilles
Tu as toutes les joies solaires
Tout le soleil sur la terre
Sur les chemins de ta beauté.

Donc, voici deux poèmes d’Éluard qui m’ont marquée… Et il y en a tant d’autres que j’aime lire et relire…

Aimez-vous la poésie de Paul Éluard? Quel est votre poème préféré ?

Bien à vous,

Madame lit