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Citation_1_2018

Chère lectrice, Cher lecteur,

Pour faire écho à ma lecture du moment, j’ai décidé de partager avec vous «Soir d’hiver» de Pouchkine.

Soir d’hiver

Ciel de brume ; la tempête
Tourbillonne en flocons blancs,
Vient hurler comme une bête,
Ou gémit comme un enfant,
Et soufflant soudain pénètre
Dans le vieux chaume avec bruit,
Elle frappe à la fenêtre,
Voyageur pris par la nuit.

La chaumière est triste et sombre,
Chère vieille, qu’as-tu donc
À rester dans la pénombre,
Sans plus dire ta chanson?
C’est la bise qui résonne
Et, hurlant, t’abasourdit?
Ou la ronde monotone
Du fuseau qui t’assoupit?

Mais buvons, compagne chère
D’une enfance de malheur!
Noyons tout chagrin! qu’un verre
Mette la joie au cœur!
Chante comme l’hirondelle,
Doucement vivait au loin;
Chante-moi comme la belle
Puisait l’eau chaque matin.

Ciel de brume ; la tempête
Tourbillonne en flocons blancs,
Vient hurler comme une bête
Ou gémit comme un enfant.
Mais buvons, compagne chère
D’une enfance de malheur!
Noyons tout chagrin! qu’un verre
Mette de la joie au cœur!

Pouchkine, 1825
Source : philogora.net

Ce poème me fait penser à la température canadienne en ce moment… Le vent hurle… la tempête est souvent derrière notre porte…

Bien à vous,

Madame lit