Madame lit «Une fois, plus tard…»

Agota_Kristof

Chère lectrice, Cher lecteur,

Je poursuis mes découvertes des univers hongrois! Alors, permettez-moi de partager avec vous un très beau poème abordant, entre autres, la mélancolie, l’attente de l’autre, la nature. Il me fait penser à notre automne canadien avec son mystère, sa beauté, sa tristesse. Il a été composé par la grande dame de la littérature hongroise Agota Kristof et il est tiré de son recueil Clous qui a été traduit du hongrois par Maria Maïlat et publié aux Éditions Zoé en 2016.

Clous

Une fois, plus tard

Une fois plus tard je parlerai
de quelque chose de beau de douces
choses tendres avec une imperceptible
tristesse
un soir quand le ciel se remplira de beauté
quand les maisons se feront grises
et tout sera brouillard

Là sous la pluie
parmi les maisons monochromes
je parlerai de l’empire
des feuilles de l’automne
car il sera octobre

Derrière le brouillard
vous vous taisez le col
relevé les mains frileuses
dans les poches
sans lumière comme l’ombre

Et la pluie glisse sur nos têtes nues
sous nos cols
douce et tendre pluie
tombe sur les maisons sur les arbres et le ciel
devient toujours plus beau

Et la beauté tombera sur vous
avec une imperceptible
tristesse et vous comprendrez que
dorénavant ce sera toujours l’automne

J’espère que vous avez apprécié ce moment de nostalgie automnale…

Que pensez-vous de ce dernier?

Bien à vous,

Madame lit

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Frais_port

 

15 commentaires »

  1. Ah! bien,quand j’ai lu la trilogie des jumeaux, je n’avais pas retenu qu’Agota Kristof était d’origine hongroise. Je me demande bien d’ailleurs depuis quand je fais attention à l’origine de l’auteure. Il faut croire que je lis d’abord un livre et non un.e auteur.e. Quoique… mais s’il m’arrive de le faire, comme Suzanne Jacob, Marie Cardinal et sûrement quelques autres, leur nationalité a dû m’indifférer.

    Aimé par 1 personne

    • Avec mon défi littéraire Madame lit des livres du monde, je découvre d’où viennent les auteurs. Alors, j’apprends en même temps et ça me permet de partager davantage avec vous! Les imaginaires sont indissociables du parcours d’un écrivain, de l’histoire de sa patrie, de son vécu. Ses mots en témoignent… C’est aussi ce que je perçois depuis ce défi. Avant, le lieu de naissance m’importait peu… Mais, défi oblige! Merci!

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    • Oui! Moi aussi j’ai hâte de sentir les chauds rayons du soleil caresser mon visage! Je te comprends… Mais, je ne pouvais passer à côté de ce poème que je trouve exquis. L’automne en a fait couler de l’encre! Merci!

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