Madame lit du Elena Ferrante

Ferrante

Chère lectrice, Cher lecteur,

L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante a certainement marqué le portrait littéraire italien des dernières années. Ce roman se déroulant dans un quartier défavorisé de Naples a conquis le cœur de plusieurs milliers de lecteurs dans le monde. On y retrouve deux fillettes, Helena et Lila, dans les années cinquante et c’est de leur amitié dont il est question durant 4 tomes. Cette dernière évoluera, tout comme la ville de Naples, avec ses côtés sombres et lumineux.

Alors, en guise de citation en ce mois sous le signe de la littérature italienne, j’ai décidé de partager un extrait tiré de L’amie prodigieuse.

Depuis plus de soixante ans, pour moi elle est Lila. Si je l’appelais Lina ou Raffaella, comme ça, d’un coup, elle penserait que notre amitié est finie.

Cela fait au moins trois décennies qu’elle me répète vouloir disparaître sans laisser de trace, et il n’y a que moi qui sache vraiment ce qu’elle veut dire. Elle n’a jamais eu à l’esprit une quelconque fugue, un changement d’identité, ou rêvé de refaire sa vie ailleurs. Et elle n’a jamais pensé au suicide dégoûtée comme elle est à l’idée que Rino se retrouve avec son corps et soit obligé de s’en occuper. Son intention a toujours été différente : elle voulait se volatiliser, disperser chacune de ses cellules, et qu’on ne retrouve plus rien d’elle. Et comme je la connais bien, ou du moins je crois la connaître, je parie qu’elle a trouvé un moyen de ne pas laisser la moindre trace dans ce monde, pas un cheveu, nulle part. (p. 19)

Avez-vous lu ce célèbre roman italien?

Bien à vous,

Madame lit

Elena_Ferrante_Amie-prodigieuse

logo_leslibrairesCet article contient des liens d’affiliation grâce à un partenariat avec la coopérative des Librairies indépendantes du Québec. Vous pouvez commander ce livre directement par le biais du site Web des Libraires grâce à un lien sécurisé.

FERRANTE, Elena, L’amie prodigieuse, traduit de l’italien par Elsa Damien, Paris, Gallimard, coll. Folio, 2014, 429 p.

ISBN 978-2-07-046612-2

 

9 commentaires »

  1. J’ai lu les trois premiers en version papier. Le dernier en diagonale en numérique. Je me demande encore pourquoi j’ai tant accroché. Pas pour la lutte des classes, mais plutôt pour voir si une finirait par se détacher de l’autre.

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  2. J’ai lu les trois premiers. Le deuxième a été plutôt une déception pour moi (les scènes interminables sur l’île). Du coup, je n’ai pas encore commencé le dernier tome – je suis curieuse de connaître la suite mais en même temps l’envie me manque…

    Aimé par 1 personne

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