Madame lit La fiancée américaine

La folle histoire d’une famille québécoise durant cent ans. Éric Dupont a réussi sa mission : divertir!

Chère lectrice, Cher lecteur,

Je viens de terminer La fiancée américaine d’Éric Dupont. Ce livre a remporté le prix des Collégiens et le prix des Libraires 2013 en sol québécois. Si vous aimez les sagas, vous allez apprécier plonger dans cet univers. D’ailleurs, il fait partie des Incontournables de Radio-Canada. Donc, il me tardait de découvrir ce récit qui a marqué le portrait littéraire québécois. Que raconte cette histoire? Le livre débute ainsi :

Quelques années avant d’être forcée par sa mère à monter dans un autobus pour New York en plein blizzard de décembre, Madeleine Lamontagne avait été une petite fille qui aimait par-dessus tout les lapins de Pâques, les sapins de Noël et les histoires de Louis Lamontagne, son papa.

Rien qui ne sortit de l’ordinaire. Tout le monde aimait entendre les histoires de Cheval Lamontagne. Avant la télévision, ses histoires étaient de ce qu’il y avait de mieux pour passer le temps à Rivière-du-Loup. C’est la télé qui a tué le Cheval, pas le moteur à explosion.

Ainsi, le lecteur est entraîné dans l’histoire familiale de Cheval Lamontagne sur cinq générations. Il apprend, entre autres, l’importance du signifiant Madeleine, ou encore il découvre les recettes de l’Américaine, il se laisse charmer par l’opéra la Tosca, il ploie sous le poids des croix en or, il observe à quelques reprises le tableau de La mise au tombeau de la Vierge, il accompagne les personnages dans leur religion catholique et il tremble sous le joug du nazisme. C’est un peu tout ça lire ce bouquin qui débute en 1918 avec Madeleine-la-mère, qui doit trouver une femme prénommée Madeleine à son fils.

Mais encore, c’est une histoire se déroulant durant cent ans à travers le portrait d’une famille colorée. Il y a Louis, Gabriel, Solange, Magda quelques Madeleine car chez les Lamontagne, il faut une Madeleine vivante et c’est une belle brique de 877 pages dans l’édition de poche que nous présente l’auteur. Pour suivre les protagonistes, le lecteur est amené dans différents lieux en passant par Rivière-du-Loup, New York ou encore par Rome, Berlin, Montréal et Toronto. Et que dire des yeux sarcelle?

Des rebondissements, il y en a pour les membres de la famille Lamontagne. Ces derniers sont accompagnés de sœurs et de prêtres, d’un fantôme, d’artistes, etc. Ils sont parfois drôles, parfois choquants, parfois sombres, parfois lumineux. Le corps détient une place capitale. Un corps anorexique, un corps de culturiste, un corps trop beau pour être vrai, un corps frappé par la maternité, un corps mort.

Tout est lié dans cette saga. Rien n’est laissé au hasard. Le lecteur suit le parcours d’êtres qui ne comprennent pas toujours qu’ils ne sont que poussés par le vent…

Pauvre Venise qui jamais ne saurait que la destinée du Cheval et de ses descendants est prise en charge par des forces qui dépassent l’entendement d’une chroniqueuse et qu’il y a des moments où il ne s’agit pas d’être pour ou contre, mais d’avancer avec le vent qui vous pousse. (p. 824)

Éric Dupont sait tisser une trame où chaque pièce du casse-tête est reliée à une autre. Tout est cohérent et chaque petite histoire appartient à l’Histoire.

Donc, si vous avez envie de découvrir l’histoire d’une famille québécoise durant cent ans, ce livre est pour vous. Il faut aller à la rencontre de cette fiancée américaine, sans qui, ce récit n’aurait pas la même signification. C’est fou, c’est drôle, c’est un peu la vie d’une famille du Bas-Saint-Laurent.

Bien à vous,

Madame lit

DUPONT, Éric, La fiancée américaine. Montréal, Marchand de feuilles, 2015, 877 p.  

Cet article contient des liens d’affiliation grâce à un partenariat avec la coopérative des Librairies indépendantes du Québec. Vous pouvez commander La fiancée américaine par le biais du site Web des Libraires grâce à un lien sécurisé. 

Catégories: Lecture du moment

24 commentaires »

  1. Un papier magnifique qui me rappelle tellement de souvenirs!
    J’ai beaucoup aimé ce livre au moment de sa parution et ton texte me donne le goût d’aller en relire des pages.
    Ton document est magnifique car il n’est pas facile de faire le résumé d’un tel livre.
    Bravo!

    Aimé par 1 personne

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