Madame lit sa fable préférée!

Chère lectrice, Cher lecteur,

Comme août est consacré aux classiques pour le Défi littéraire 2019 de Madame lit , permettez-moi de partager avec vous ma fable préférée de Jean de La Fontaine. J’ai toujours aimé la philosophie se dégageant de «La Cigale et la Fourmi». Je sais qu’on m’a lu cette dernière enfant. J’ai retenu qu’il faut travailler fort au lieu de s’amuser. J’ai appris cela très tôt et je sais qu’une partie de ce que je possède doit être un peu redevable à M. La Fontaine, comme quoi les fables peuvent laisser une empreinte sur nous.

La Cigale, ayant chanté
Tout l’été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue :
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu’à la saison nouvelle.
« Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l’août, foi d’animal,
Intérêt et principal. »
La Fourmi n’est pas prêteuse :
C’est là son moindre défaut.
« Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
— Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
— Vous chantiez ? J’en suis fort aise.
Eh bien ! Dansez maintenant. »

Aussi, j’apprécie cette interprétation de la fable par Charles Trenet. Le chanteur est accompagné à la guitare par le grand Django Reinhardt. À écouter pour le plaisir!

Préférez-vous une fable à une autre?

Bien à vous,

Madame lit

Leslibraires.ca

Cet article contient des liens d’affiliation grâce à un partenariat avec la coopérative des Librairies indépendantes du Québec. Vous pouvez commander Les Fables de La Fontaine par le biais du site Web des Libraires grâce à un lien sécurisé.

9 commentaires »

  1. Je n’aime pas cette morale de La Cigale et la Fourmi : la fourmi est certes, raisonnable et bûcheuse (et pas super solidaire), mais elle va enchainer des hivers aussi mornes que ses étés alors que la cigale, rêveuse et dilettante, ne passera peut-être pas l’hiver, mais elle aura au moins vécu un été de délices. Je ne suis pas certaine que La Fontaine se fasse ici moraliste, il n’oppose pas le bien et le mal mais plutôt, selon moi, deux conceptions de la vie antinomiques. Le problème, c’est que la fourmi et la cigale sont toutes les deux égocentriques : pour qui chante la cigale sinon pour elle-même ? pour qui économise la fourmi sinon pour elle-même ? L’équilibre dépend de la solidarité et de la bonne entente entre les espèces : j’aime voir dans cette fable non un blâme de la paresse (d’ailleurs, la cigale n’est pas paresseuse, c’est une artiste, et l’art, même s’il n’est pas productif, est essentiel à la société) mais plutôt de l’individualisme. Je pense que cette fable interroge notre rapport à la rentabilité de nos actes et questionne notre rapport aux autres, qu’il se manifeste dans l’adversité ou la solidarité. Et effectivement, j’aime bien cette fable parce qu’elle suggère beaucoup plus que ce dont elle a l’air 🙂

    Aimé par 1 personne

    • J’ai beaucoup hésité avant de présenter cette fable car je trouve aussi que l’individualisme de la fourmi est fâchant. Mais il n’empêche que la fable soulève l’élément par rapport au travail. Oui, être artiste est important. C’est joie, rêve, délices, amusement, ici. Pour ma part, j’ai toujours misé sur le travail et c’est ce qu’enfant, mon père m’enseignait avec cette fable…

      Aimé par 1 personne

  2. Effectivement, la question du travail est essentielle, mais il n’est pas dit que la cigale ne travaille pas : elle chante tout l’été, tant et si bien qu’elle n’a même pas le temps de faire des réserves pour l’hiver. D’ailleurs, La Fontaine (lui-même fabuliste et donc artiste) met plutôt la cigale en valeur (elle demande un prêt à la fourmi et lui promet des intérêts, elle est polie) au contraire de la fourmi qui est cynique en plus de ne pas être prêteuse. L’absence de moralité explicite nous permet encore aujourd’hui de débattre sur la signification de ce texte, ce qui prouve son indéniable richesse ! Étant plus cigale que fourmi, je préfère la lire ainsi 😉

    Aimé par 1 personne

  3. Quand j étais en cm2 ma prof nous en a fait apprendre au moins une dizaine ! J aime bien le petit poisson deviendra grand , et je trouve la morale très sage « un tiens vaut, se dit on, mieux que deux tu l auras. L’un est sur, l’autre ne l’est pas »

    Aimé par 1 personne

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s