Madame lit Un beau désastre de Christine EDDIE

-« Que la beauté disparaît si on n’y fait pas attention». (p. 175)

Chère lectrice, Cher lecteur,

Christine EDDIE vient de faire paraître chez Alto son nouveau roman : Un beau désastre. Dans ce dernier, il est question de l’enfance, de la laideur du monde, de l’espoir, de la famille, de l’amitié, de l’Art. Ainsi, Monsieur-Junior Paul (M.-J.), dès sa naissance est confié, par sa mère, aux bons soins de sa tante Célia, une astrologue. Il grandit dans un quartier pauvre et il est amené à écouter les pleurs des clients de sa tante. Enfant hypersensible, il ressent la misère, le désespoir. Il est hanté par les désastres, les guerres, la pollution, l’extinction des animaux. Il vit en ayant peur d’une éventuelle catastrophe. La planète se meurt et les terriens sont de plus en plus contaminés. Mais encore, sa tante et lui se nouent d’amitié avec leurs voisins, des réfugiés burundais. De l’enfance, M.-J. passe à l’adolescence et il développe un talent pour l’art mural. À cet égard, il colorie son quartier afin de donner un peu d’éclat aux siens. Grâce à lui, les gens pourront apercevoir une parcelle de beauté . De plus, l’artiste en herbe tombera amoureux d’Isabelle, une jeune rebelle souhaitant partir avec lui pour aller vivre au Bhoutan, le royaume du bonheur. Jusqu’à quel point le talent du jeune artiste peut-il assurer le salut des autres? L’art comme moyen de pallier la laideur du monde, est-ce possible? L’espoir peut-il renaître sous les traits d’une fleur dessinée?

J’ai été très heureuse de plonger dans ce nouveau roman de Christine EDDIE. J’avais lu il y a quelques années Je suis là. Alors, j’ai accepté avec plaisir de recevoir une copie de son nouveau roman en service de presse (merci aux Éditions Alto!). Il me tardait de renouer avec la plume de l’écrivaine. J’ai encore été conquise par l’univers proposé par Christine EDDIE. M.-J. apparaît comme un enfant et un adolescent attachant, tout comme sa tante dont le monde est dicté par l’astrologie. Alors que l’une vit dans l’interprétation du ciel pour donner un brin d’espoir aux gens, M.-J. se sert des éléments composant la beauté de l’univers pour illuminer sa communauté.  J’ai aussi apprécié la lucidité et la perspicacité du texte.

Évidemment, dans le noir de la fosse, on ne ramassait pas les moineaux à la pelletée comme à Tchernobyl. Le coma était propre.  Des bombes barils ne dégringolaient pas sur des quartiers entiers comme sur une pluie de charognards. Le coma était sage. De fait, aucun indice d’apocalypse ne se manifestait alors que, dehors, un poète mourrait et que, le lendemain, le barbare à la houppe se hissait  aux commandes des États-Unis. (p. 185)

Vous aimez les romans d’apprentissage? N’hésitez pas à découvrir l’histoire de M.-J. Vous ne serez pas déçu. C’est un hymne à l’espoir dans un monde où tout fout le camp. La solidarité s’avère gage d’espoir et de promesses de jours meilleurs.

Ce livre sera sur les tablettes de votre librairie préférée à partir du 17 février.

Je ne peux que vous le recommander.

Aimez-vous comme moi les romans d’apprentissage? Un beau désastre vous interpelle-t-il ?

Bien à vous,

Madame lit

EDDIE, Christine, Un beau désastre, Québec, Alto, 2020, 185 p.  

ISBN : 978-2-89694-453-8

Cet article contient des liens d’affiliation grâce à un partenariat avec la coopérative des Librairies indépendantes du Québec. Vous pouvez commander Un beau désastre par le biais du site Web des Libraires grâce à un lien sécurisé.

13 commentaires »

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s