Madame lit ses recommandations de prix Victor-Rossel

Chère lectrice, Cher lecteur,

Comme avril arrive à grands pas et que pour le défi littéraire 2020 de Madame lit, durant ce mois, il faut lire un bouquin d’une écrivaine ou d’un écrivain ayant remporté le prix Victor-Rossel, j’ai décidé de concocter une liste présentant quelques auteurs s’étant vus décerner ce prix.

Tout d’abord, qu’est-ce que le prix Victor-Rossel? Selon Wikipédia :

Le prix Victor-Rossel est un prix littéraire de Belgique institué en 1938 par le journal Le Soir afin de rappeler le souvenir du fils de son fondateur et pour récompenser un roman ou un recueil de nouvelles belge. Il constitue un des événements majeurs de la vie littéraire en Belgique.

Alors, pour avril, continuons le défi avec une autrice ou un auteur ayant remporté ce prix littéraire belge.

Sans plus tarder, voici les titres. J’ai cité l’extrait du site des Libraires. En cliquant sur le lien du livre, vous serez redirigé sur le site. Vous pouvez, si vous le désirez, commander le bouquin.


1947 : Contes pour Caprine de Maurice Carême

«Maurice Carême déploie dans les Contes pour Caprine, couronnés par le prix Rossel en 1947, toute son imagination, son goût de la féerie et son amour de l’enfance.

Un bocal où flottent des poissons multicolores que seuls les enfants peuvent voir, une vague amoureuse d’un goéland, une roulotte enchantée, un géranium diabolique, un magicien qui vole les étoiles dans le ciel, un bonhomme de neige qui veut devenir un homme… voici quelques-unes des figures qui peuplent ces contes pour Caprine richement illustrés par Michel Ciry


1956 : L’amour déraisonnable de Stanislas d’Otremont

«Il est bien de notre époque — mais il s’insurgera finalement contre toutes ses décadences — ce Charles Segré, fils de famille ruiné, orphelin, patriote, résistant, désemparé plus tard dans le « carnaval » et les réceptions de l’après-guerre. D’abord il essaiera de s’étourdir dans de nombreuses aventures. Mais, la virilité venue, c’est dans les passions profondes du corps, de l’esprit et du cœur que se jouera son véritable drame. Un jour, obligé de choisir entre deux femmes l’une et l’autre admirables, il sera mené jusqu’aux problèmes fondamentaux de l’unité intérieure et de l’honnêteté de l’esprit. A ce moment, il se trouvera devant toute une révolution à faire en lui-même, à promouvoir au dehors. À quoi bon résumer L’AMOUR DÉRAISONNABLE ? Si passionnante qu’elle soit, l’intrigue d’un tel ouvrage ne peut rendre compte de son importance, de sa profondeur, de sa signification véritable, de son étonnante beauté littéraire.»


1968 : Les vagues peuvent mourir de Charles Paron

«L’auteur de ce roman, dont l’action se déroule dans une administration de la Chine communiste, a vécu à Pékin pendant de nombreuses années. Nan Che-yi, vingt-six ans, qui aimait à l’insu de tous Wang Ping-seu, trente ans, travaillant comme lui dans un bureau de l’Agromécanique n° 2, division du Hopéi septentrional, est allé l’étrangler chez elle un matin. Le lendemain, il est arrêté dans un village des environs de Pékin, emmené au pénitencier où l’instruction commence. Mais à l’encontre de l’appareil judiciaire occidental qui s’acharne à établir la culpabilité du criminel, Nan Che-yi est soumis à une extraordinaire enquête où chacun — juges, codétenus, collègues, gardiens — essaie patiemment d’obtenir du jeune homme l’explication de son acte insensé qui permettrait de lui éviter la peine de mort. Nan Che-yi refusera le sursis qui lui sera offert, il se taira jusqu’au bout, sera fusillé, emportant avec lui son secret. La singularité de ce récit sobre et tendu, c’est que d’un bout à l’autre ce drame passionnel ignorant le processus psychologique conventionnel, se déroule au niveau national.»


1972 : Une petite femme aux yeux bleus d’Irène Stecyk

«Liège, mars 1676. Accusée d’avoir empoisonné son père.. et ses deux frères, la marquise de Brinvilliers, fuyant la justice française, s’est réfugiée dans un couvent. Elle y vit parmi les ombres tenaces de son passé. « Plus qu’à demi-morte », dit-elle. Mais ses ennemis ne l’ont pas oubliée. Un jour François Desgrais, un policier trop séduisant travesti en abbé, se présente à elle. La passion du risque, la passion tout court, et peut-être aussi l’obscur désir de se perdre s’emparent de Mme de Brinvilliers. A nouveau, sous l’impulsion d’un amour imprévu, la voilà vivante, c’est-à-dire condamnée. Le piège se referme sur elle. Et si François Desgrais, surpris de découvrir sous les traits d’une « petite femme aux yeux bleus » le monstre qu’il doit abattre, finit par éprouver les sentiments qu’il a commencé par feindre, il n’en accomplira pas moins sa cruelle mission. Les morts seront vengés. Les vivants pourront passer à d’autres jeux. Une petite femme aux yeux bleus, c’est la recherche et l’approfondissement d’un être torturé. Un monstre ? Une victime ? C’est aussi l’histoire d’une séduction tragique dans une époque de grand trouble métaphysique, une certaine fascination de l’enfer et du mal.»


1991 : Nu-tête d’Anne François

«Un dialogue entre les pensées de Cécile, danseuse atteinte de la maladie de Hodgkin, et son médecin, envoûté par sa patiente…

Cécile, une danseuse habituée à maîtriser son corps, découvre, dans sa vingt-deuxième année, qu’elle est atteinte de la maladie de Hodgkin.
L’occasion pour elle de s’interroger sur sa vie. Sur la vie. L’amour, la souffrance, la mort, le regard des autres.
Cécile se parle. Se découvre. Et, à l’intersection de ce dialogue, une autre voix se fait entendre. Celle du médecin qui la soigne. Il n’est pas malade, lui. Mais ça ne l’empêche pas de porter ses propres souffrances. Ses propres espérances. Et la voix du médecin fait ainsi étrangement écho à celle de Cécile. Ces deux voix qui avancent sur des chemins parallèles parviendront-elles à se rejoindre ?

Au travers de la maladie vécue par son personnage, Anne François explore les capacités d’auto-destruction et les conséquences que peut avoir le « refus de soi ». Une véritable leçon de vie, sans complaisance, mais avec retenue et humilité, dans une forme à la fois réaliste et poétique.»


1998 : La Passion Savinsen de François Emmanuel

«À l’automne 1941, l’armée allemande réquisitionne le château de Norhogne, une propriété isolée de la forêt ardennaise, où Jeanne, 20 ans, vit avec son grand-père Tobias, perdu dans ses souvenirs, et sa jeune soeur Camille. Son père est prisonnier dans un oflag et sa mère s’est suicidée quelques années plus tôt. Sa rencontre avec l’officier Matthäus la précipite dans une passion étrange.»


2007 : Les Vivants et les Ombres de Diane Meur

«1821. En Galicie, alors rattachée à l’empire habsbourgeois, l’obscure famille Zemka reconquiert le domaine fondé par un ancêtre issu de la noblesse et s’engage fiévreusement dans la lutte d’indépendance de la Pologne. Pour retracer son ascension puis sa décadence, Diane Meur convoque une singulière narratrice : la maison elle-même qui, derrière sa façade blanche et son fronton néo-classique, épie ses habitants. Indiscrète et manipulatrice, elle attise les passions, entremêle les destins, guette l’écho des événements qui, des révolutions de 1848 aux tensions annonciatrices du désastre de 1914, font l’histoire de l’Europe. Les femmes surtout, condamnées à la réclusion dans la sphère domestique, la fascinent. L’une d’elles, enfin, va réussir à s’en aller…Prix Rossel 2007, Prix du meilleur roman adaptable au cinéma 2008, Prix du roman historique 2008.[…] tous les ingrédients d’une saga familiale sont là : amours contre son rang, enfants illégitimes, liaisons fatales, grandes passions et basses manoeuvres.Olivia de Lamberterie, Elle


2010 : Ego Tango de Caroline Mulder

«Elle s’est mise au tango en pensant y trouver un équilibre. Finalement cette activité, qui bien vite devient une passion nécessaire, fait tanguer son existence en en devenant le centre mouvant : toujours le rythme, la proximité des corps, la sueur, les odeurs, la séduction, l’ivresse et la maîtrise. Les journées ne se passent que dans l’attente des soirées. La narratrice noie sa vie dans les milongas et perd le fil de son existence diurne en même temps que la fascine toujours plus la sauvage intensité de la danse. Jusqu’au jour où l’une des reines de ces nuits argentines disparaît en même temps que son amant, qui semblait tenir à elle brutalement. Ce premier roman étonnant à l’écriture singulière, tantôt heurtée, tantôt souple et langoureuse, pose le tango en symbole de toutes les tentations et addictions de l’existence. Un texte intense et audacieux, qui s’éprouve comme un corps à corps.»


2011 : Si tu passes la rivière de Geneviève Damas

«Il lui avait dit, son père, de ne jamais passer la rivière. À dix-sept ans, François se souvient encore de la mise en garde paternelle, alors qu’il était haut comme trois pommes. Il a grandi dans une ferme, où il a trouvé pour confidents Oscar et Hyménée, deux cochons, ses amis. Dernier d’une fratrie de cinq enfants, il voit bien qu’il ne ressemble pas aux autres. Il se demande pourquoi son père lui a fait jurer de ne jamais franchir la rivière, pourquoi il n’a pas connu sa mère, pourquoi sa soeur est partie de l’autre côté. À la recherche de réponses, il se lie d’amitié avec plusieurs villageois. Grâce à eux, il découvrira le mystère de ses origines et la personne par qui tout a commencé. L’accession d’un être à la conscience de soi, le rôle providentiel des figures maternelles ou encore la place essentielle de la culture et de la littérature… autant de thèmes que l’auteur aborde, dans ce premier roman, avec profondeur et sensibilité.»

Pour lire mon billet sur ce roman, cliquez sur Si tu passes la rivière.


2016 : Danse de la vie brève d’Hubert Antoine

« Je regarde ce clochard étalé au centre de la pièce. Son sommeil lui donne un air de bâton. J’ai l’impression qu’il se changerait en poussière si je le fixais trop longtemps. Le soleil et la terreur ont dû le momifier. Tout son être pue à des kilomètres à la ronde ou peut-être est-ce l’odeur même des kilomètres quand on les prend de face. L’odeur de la fuite, l’odeur de l’épuisement. Le peu qu’il m’a raconté de son histoire ressemble à un jeu de cache-cache avec le vent. »C’est à travers son journal intime que nous découvrons Melitza, une jeune Mexicaine de vingt-trois ans. Trois carnets posthumes datant de 2006 – retrouvés et commentés par son père – retracent sa cavale avec Evo, un « bel indigent » au charme énigmatique. Ensemble, ils partageront tout : expérience hallucinogène, barbarie policière, amour fou et insurrection populaire. Dans ce premier roman, qui doit autant au goût de l’aventure qu’à une écriture aux images décalées, chaque événement, du plus sensuel au plus tragique, possède son pas de danse.»


2018 : La vraie vie d’Adeline Dieudonné

«C’est un pavillon qui ressemble à tous ceux du lotissement. Ou presque. Chez eux, il y a quatre chambres. La sienne, celle de son petit frère Gilles, celle des parents, et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. La mère est transparente, amibe craintive, soumise aux humeurs de son mari. Le samedi se passe à jouer dans les carcasses de voitures de la décharge. Jusqu’au jour où un violent accident vient faire bégayer le présent. Dès lors, Gilles ne rit plus. Elle, avec ses dix ans, voudrait tout annuler, revenir en arrière. Effacer cette vie qui lui apparaît comme le brouillon de l’autre. La vraie. Alors, en guerrière des temps modernes, elle retrousse ses manches et plonge tête la première dans le cru de l’existence. Elle fait diversion, passe entre les coups et conserve l’espoir fou que tout s’arrange un jour. D’une plume drôle et fulgurante, Adeline Dieudonné campe des personnages sauvages, entiers. Un univers acide et sensuel. Elle signe un roman coup de poing.»


2019 : Trois incendies de Vinciane Moeschler

«Beyrouth, 1982. Avec son Rolleiflex, Alexandra, reporter de guerre, immortalise la folie des hommes. Mais le massacre de Chatila est le conflit de trop. Ne comprenant plus son métier, cet étrange tango avec la mort, elle éprouve le besoin vital de revoir sa mère, Léa…Celle-ci, née en Belgique, a connu une enfance brutale, faite de violence et de secrets. Alors que sa mémoire s’effrite, sa fuite des Ardennes sous les assauts des nazis lui revient, comme un dernier sursaut avant le grand silence. Et puis il y a Maryam, la fille d’Alexandra, la petite-fille de Léa. Celle qui refuse la guerre, se sent prête à aimer et trouve refuge auprès des animaux…De Beyrouth à Buenos Aires en passant par Bruxelles, Berlin et Brooklyn, Vinciane Moeschler brosse le portrait de trois femmes, trois tempéraments – trois incendies.»


Mon choix pour avril :

Trois incendies de Vinciane Moeschler

J’espère que cette liste vous aidera à choisir un bouquin pour le défi littéraire! J’ai hâte de connaître celui qui bercera certaines de vos soirées d’avril.

Bien à vous,

Madame lit

Source : Les libraires

Cet article contient des liens d’affiliation grâce à un partenariat avec la coopérative des Librairies indépendantes du Québec. Vous pouvez commander les livres mentionnés par le biais du site Web des Libraires grâce à un lien sécurisé.

15 commentaires »

  1. Très jolie sélection ! Je n’avais pas prévu initialement d’y participer, mais je dois t’avouer qu’ayant « Les Vivants et les Ombres » à la maison, ce serait dommage de ne pas m’y plonger. A très bientôt donc et bonne lecture de « Trois incendies »

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