Madame lit Franny et Zooey de J.D. Salinger

« Ce que je sais, moi, c’est que je perds la tête, dit Franny. J’en ai assez de l’ego, de l’ego, de l’ego. Du mien et celui des autres. » (p. 43)

Chère lectrice, Cher lecteur, 

J’ai décidé de lire Franny et Zooey de J.D. Salinger, publié en 1962 en français, car j’avais lu un excellent billet sur ce dernier, mais je ne me souviens plus sur quel site. Comme je n’avais rien lu de Salinger, je dois avouer d’emblée que j’ai trouvé ma lecture, d’une part difficile, et d’autre part, je l’ai trouvée fascinante. Je vais m’expliquer. 

Que raconte Franny et Zooey ?

Ce livre est structuré en deux nouvelles. La première, Franny, est plus courte que la seconde Zooey. Elle dresse la rencontre entre Franny Glass et son petite ami Lane Coutell. Pendant un souper au restaurant, Franny détruit toutes les valeurs, le travail et les projets de Lane. Elle apparaît fâchée, révoltée contre l’égocentrisme se retrouvant à l’université où elle étudie et dans le monde. Elle cherche à atteindre une certaine spiritualité pour s’élever et se purifier.  Pour ce faire, elle puise son inspiration dans un livre religieux du XIXe siècle :  Le chemin d’un pèlerin. Dans ce dernier, il est question d’un homme de 33 ans qui traverse la Russie à pied car il veut découvrir les secrets de la prière. Il souhaite que quelqu’un lui explique la manière dont il faut prier et celle pour prier tout le temps. À la fin de la nouvelle, Franny s’évanouit. 

Dans la seconde nouvelle, il est question du frère de Franny : Zooey. Le narrateur de la nouvelle est le frère des deux : Buddy.  Dans cette nouvelle, Zooey prend son bain et sa mère lui partage ses inquiétudes par rapport à Franny qui est couchée sur le divan depuis 48 h à «marmonner des choses incompréhensibles» et elle lui demande d’intervenir. Zooey explique à sa mère les raisons motivant la déprime de Franny. Puis, il va retrouver sa soeur et il amorce une longue conversation avec elle pour la faire sortir de son état (il veut la convaincre qu’elle ne cherche pas à atteindre une purification spirituelle pour les bonnes raisons) jusqu’à se faire passer pour un autre de ses frères au téléphone. À la fin, Franny sourit.

Ce que j’ai pensé de ma lecture

Comme je ne connaissais pas l’univers de J.D. Salinger, il m’a été difficile de comprendre les figures discursives. J’ai appris en fouillant dans Internet que les personnages de la famille Glass sont apparus dans des nouvelles publiées dans The New Yorker. Selon Wikipédia

«La famille Glass est une famille de personnages de fiction qui apparaissent dans plusieurs nouvelles de J. D. Salinger. À une exception près, les nouvelles concernant la famille Glass furent d’abord publiées dans le journal The New Yorker. Plusieurs de ces nouvelles ont été rassemblées et publiées dans les ouvrages Nouvelles ; Franny et Zooey ; Dressez haut la poutre maîtresse, charpentiers et Seymour : une introduction

En ce sens, je recommande à un nouveau lecteur de s’informer avant de plonger dans ce livre pour l’apprécier davantage.

Mais encore, j’ai trouvé Franny fascinante. Elle s’avère passionnée par sa quête spirituelle et par les prières à Jésus. Cette recherche l’entraîne dans une dépression nerveuse. Elle ose remettre en question l’ordre établi, c’est-à-dire l’égoïsme et l’égocentrisme du monde dans lequel elle vit en adoptant un autre mode de vie en suivant le chemin du pèlerin. Son frère lui fait remarquer : 

«Tu ne parles que d’ego. Mais bon sang, le Christ lui-même aurait du mal à dire ce qu’est un ego et ce qu’il n’est pas. Nous sommes dans l’univers de Dieu, ma fille, pas dans le nôtre, et c’est lui qui décide en dernier ressort ce qu’est un ego. » (p. 213-214)

Aussi, j’ai apprécié le texte car il y a beaucoup de dialogues entre les personnages et cette façon de faire crée un effet de dynamisme chez le lecteur. La lecture apparaît plus vivante, plus dynamique. 

En somme, je n’ai pas détesté ma lecture, mais j’aurais dû me préparer. Ce n’est pas un livre facile car les thèmes abordés sont profonds et les personnages complexes. Mais bon. Je peux dire que j’aurai lu une fois dans ma vie du Salinger. 

Avez-vous déjà lu du Salinger? 

Bien à vous, 

Madame lit

Salinger, J.D. (2015). Franny et Zooey, traduit de l’américain par Bernard Willerval. Paris : Robert Laffont, coll. Pavillons Poche, 255 p. 

ISBN : 978-2-221-18881-1

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Cet article contient des liens d’affiliation grâce à un partenariat avec la coopérative des Librairies indépendantes du Québec. Vous pouvez commander Franny et Zooey via Les Libraires grâce à un lien sécurisé.

8 commentaires »

  1. Je n’ai pas lu ce livre et je devrais le faire car L’attrape-coeurs est lu des romans que j’ai toujours aimé depuis ma première lecture de ce bouquin. Est-ce que cela pourrait t’intéresser de lire ce livre?
    Ton billet me donne une fois de plus le goût de lire ces nouvelles…

    Aimé par 2 personnes

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