Madame lit son billet d’un roman de Pouchkine

Chère lectrice, cher lecteur, Après avoir terminé Eugène Onéguine de Pouchkine, le seul mot qui me vient en tête c’est chef d’œuvre. On peut se poser la question suivante. Qu’est-ce qu’un chef d’œuvre en littérature? Beaucoup de théoriciens ont tenté d’y répondre. Pour Cocteau : «Un chef-d’oeuvre de la littérature n’est jamais qu’un dictionnaire en désordre». Tandis que pour Georges Courteline : «On entend par “chef d’œuvre”, en matière littéraire, un ensemble de vers ou de lignes dont on ne conçoit pas qu’un seul mot puisse être remplacé par un autre.» À cet égard, sa pensée rejoint la mienne en ce qui concerne Eugène Onéguine. La lectrice que je suis qualifie ce roman de chef d’œuvre. Je ne voudrais pas voir changer un mot, une ligne, une idée. Le faire serait un sacrilège. Ce récit parle d’amour, de jeunesse, de dandysme, de mort, de vie à la campagne, de regret. Le lecteur suit le parcours d’Eugène Onéguine, un dandy qui, habité par le spleen, va s’établir à la campagne après avoir hérité de son oncle d’une propriété. Il se lie d’amitié peu de temps après son arrivée avec Lenski, le poète, qui lui confie qu’il est passionnément amoureux d’Olga Larine, une voisine. Par la suite, Lenski présente à Onéguine la belle Olga lors d’une visite. Durant cette rencontre, la sœur aînée d’Olga, Tatiana, tombe immédiatement amoureuse d’Onéguine. 8. Il est enfin venu… Elle ouvre Les yeux, et elle dit : C’est lui. Désormais ses nuits […]

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En ce samedi, Madame lit quoi?

En allant à la bibliothèque publique d’Ottawa jeudi dernier, je suis tombée sur une vente de livres à un dollar. Comme je ne peux résister à un tel événement, je me suis mise à fouiller et j’ai trouvé ce grand classique de la littérature russe Eugène Onéguine du grand Pouchkine. J’ai bien sûr entendu parler de ce dernier lors d’un cours de littérature russe […]

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Madame lit sa chronique de 99 F

Chère lectrice, cher lecteur, 99 F de Beigbeder est un roman sombre, dure. Ce récit raconte l’histoire d’Octave, un publicitaire égocentrique de 33 ans, mal dans sa peau, drogué, riche qui au fil des pages, tombe dans une déchéance totale. Le lecteur assiste à l’éclatement de l’être humain dans son identité (les différents pronoms associés aux chapitres du roman en témoignent à travers les points du vue narratologiques). Le lecteur se retrouve devant un être morcelé qui est conscient de son mal d’être mais qui ne veut pas nécessairement se soigner. Ainsi, il lit la «confession d’un enfant du millénaire» qui dénonce l’idéologie du capitalisme qui sous-tend une gratification par le biais de la consommation. Comme le mentionne Octave dès le début : Tout est provisoire et tout s’achète. L’homme est un produit comme les autres, avec une date limite de vente. Voilà pourquoi j’ai décidé de prendre ma retraite à 33 ans. C’est, paraît-il, l’âge idéal pour ressusciter (p. 16). Le bonheur s’avère une quête inaccessible, la vie éphémère car elle est manipulée par des publicitaires qui ne cessent de créer des besoins en fonction de la nouveauté. À cet égard, l’homme demeure un éternel insatisfait. Votre souffrance dope le commerce. Dans notre jargon, on l’a baptisée «la déception post-achat». Il vous faut d’urgence un produit, mais dès que vous le possédez, il vous en faut un autre. L’hédonisme n’est pas un humanisme : c’est du cash-flow. Sa devise?? Je dépense donc je suis. Mais […]

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Madame lit…

Chère lectrice, cher lecteur, Après Le collier rouge de Rufin, je vous présente ma lecture du moment 99 F de Frédéric Beigbeder. Je me retrouve plongée dans un roman autobiographique. Le narrateur, Octave, critique le monde de la publicité ainsi que la société de consommation dans laquelle les Occidentaux évoluent. Je dois dire que je suis en train de savourer ce récit. J’avais lu il y a quelques années L’amour dure 3 ans. J’avais acheté 99 F, mais je l’avais laissé sur une étagère de ma bibliothèque. Ainsi, je tente de diminuer ma pile de livres à lire (PAL) pour mon plus grand plaisir! Petite citation afin de vous préparer à mon prochain billet : En gros, leur idée c’était de détruire les forêts et de les remplacer par des voitures. Ce n’était pas un projet conscient et réfléchi; c’était bien pire. Ils ne savaient pas du tout où ils allaient, mais y allaient en sifflotant-après eux, le déluge (ou plutôt, les pluies acides). Pour la première fois dans l’histoire de la planète Terre, les humains de tous les pays avaient le même but : gagner suffisamment d’argent pour pouvoir ressembler à une publicité. Le reste était secondaire, ils ne seraient pas là pour en subir les conséquences. Une petite mise au point. Je ne suis pas en train de faire mon autocritique, ni une psychanalyse publique. J’écris la confession d’un enfant du millénaire (p. 31). Avez-vous déjà lu du Beigbeder? Bien à vous! BEIGBEDER, Frédéric, 99 F, […]

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Madame lit sa chronique du Collier rouge de Jean-Christophe Rufin

Chère lectrice, cher lecteur,  Le collier rouge de Jean-Christophe Rufin est un bref roman ayant comme thème principal, la fidélité. Le lecteur se retrouve en 1919, dans un petit village français, Berry, et il est témoin d’un interrogatoire qui se déroule dans la prison. Jacques Morlac, ancien combattant de la Première Guerre mondiale, décoré de la Légion d’honneur, doit répondre aux questions du juge Hughes Lanthier du Grez qui est responsable d’évaluer l’acte qu’il a commis contre la nation. Que s’est-il passé? Le juge tente bien que mal de trouver un sens à l’acte de Morlac. Il cherche à amener l’homme à s’excuser afin qu’il soit libéré avant son procès. Le lecteur, au fil des pages, en apprend davantage sur les valeurs des deux hommes et surtout, sur leur perception de la fidélité. Tout au long des discussions qui se déroulent durant quelques jours, le chien de Morlac, prénommé Guillaume, aboie jour et nuit en guise de témoignage de fidélité envers son maître. Guillaume a accompagné Morlac dans les tranchées, sur les bateaux, sur les routes. Il a été lui aussi blessé sur les champs de bataille et il a été témoin des atrocités de la guerre. Dans ce roman, il y a également une histoire d’amour entre Morlac et une jeune femme, Valentine, et cette dernière s’avère également marquée par le thème de la fidélité. J’ai aimé ce récit car j’ai une chienne et je trouve que la relation […]

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