Madame lit la fin de Manderley forever

Je viens de terminer Manderley forever de Tatiana de Rosnay. Que dire? J’ai tout simplement adoré. J’ai aimé plonger dans la vie de Daphné du Maurier, d’habiter avec elle ses magnifiques manoirs situés en Cornouailles, de marcher avec elle et ses westies le long des côtes face à la mer et surtout, d’être le témoin de son travail d’écrivain. Du Maurier travaillait d’arrache-pied à Menabilly dans sa demeure adorée et toute son âme était habitée par ses personnages. Je respecte énormément l’œuvre de celle avec qui la critique n’a pas toujours été tendre. Tantôt, Daphné du Maurier écrit une biographie, fait des recherches, sillonne l’Europe sur les traces de ceux qui alimenteront sa plume, se passionne pour un être, une maison, une histoire. Ou encore, elle s’isole pour rédiger un roman stimulée par l’inspiration qui a été sa plus fidèle compagne durant des années car elle a plus d’une trentaine d’écrits à son actif. Elle s’adonne également à la rédaction de nouvelles, de pièces de théâtre. Une de ses nouvelles est à l’origine du film d’Hitchcok Les Oiseaux. Lorsque j’ai terminé de lire la dernière page de cette biographie, je me suis sentie heureuse d’avoir fait, en quelque sorte, la rencontre de cette grande artiste tourmentée, qui a marqué la littérature du XXième siècle grâce à la plume de Tatiana de Rosnay. Je ne peux que ressentir de la gratitude. Voici une magnifique citation de Daphné du Maurier présentée dans le […]

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Madame lit quoi?

Après avoir terminé Rebecca de Daphné du Maurier, j’ai décidé de plonger dans la biographie de cette grande écrivaine britannique rédigée par Tatiana de Rosnay s’intitulant Manderley for ever. J’ai déjà lu les parties concernant l’enfance et l’adolescence et je dois admettre que je suis captivée par la façon dont les événements de la vie de Daphné du Maurier sont relatés. Le […]

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Madame lit la fin de Rebecca

Chère lectrice, cher lecteur, Il y a des personnages, une fois le roman terminé, qui viennent me hanter car ils ont marqué mon imaginaire à tout jamais pour différentes raisons. Je pense parfois aux valeurs de Jane Eyre, à la mélancolie de Madame Bovary, à la force de Larissa Antipova, à la folle passion d’Anna Karénine, à la manipulation de Scarlett O’Hara. Ces êtres fictifs ont réussi à s’infiltrer dans mon esprit grâce à la puissance qu’ils évoquent. Je sais indubitablement que la narratrice de Rebecca, qui n’a pas de prénom, va elle aussi imprégner mon inconscient. Lorsque j’ai terminé ce récit, je me suis dit que j’avais rencontré des personnages torturés, magnifiques dans leur douleur, leur peur et leur devenir. La narratrice, fille fragile, innocente, effacée et Maxime, mystérieux, autoritaire, extrême dans ses sentiments, m’ont marquée. J’ai été témoin du drame dans lequel ces deux protagonistes sont plongés et de leur tentative pour être heureux malgré la méchanceté et le désir de vengeance de Mrs. Danvers et du cousin germain de Rebecca. J’ai vécu le temps de ce roman dans un tourbillon d’émotions. La narratrice et Maxim de Winter se rencontrent au début du récit. Elle, jeune dame de compagnie d’une commère excentrique, lui, riche veuf de 42 ans, vont s’éprendre l’un de l’autre. Ils vont se marier et partir vivre dans le magnifique manoir de Manderley, propriété de Maxim, situé en Cornouailles. Ces derniers vont être confrontés au passé et surtout au fantôme de Rebecca, la première épouse de Maxime, morte mystérieusement en mer dans son bateau. […]

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Madame lit la fin de….

Chère lectrice, Cher lecteur, Je viens de terminer Il pleuvait des oiseaux. En fermant ce livre, un seul mot s’est emparé  de mon esprit pour décrire ce roman : liberté. Liberté pour ces beaux personnages, attachants, mystérieux qui ont choisi de vivre, été comme hiver, dans la forêt, chacun dans son petit campement au bord d’un lac. Ils ont plus de quatre-vingts ans et ils ont décidé de ne pas ou de ne plus être enfermés dans une maison pour personnes âgées. Ils sont solidaires dans leur choix et ils se respectent. Chacun a un passé marqué par des épreuves, des joies, des amours. Toutefois, ils ont réussi à recommencer leur vie, ailleurs, libres de tout choisir, même leur mort :   – La liberté, ma jolie, la liberté de choisir ma vie.                                                                                          -Et sa mort, a ajouté Charlie.                                                                                                                                             Et ils sont partis d’un grand éclat de rire ». (p.26) Ainsi, ils demeurent dans une communauté qu’ils ont créée, selon leurs propres règles afin, peut-être, de se sentir toujours des êtres vivants.  Ted était un être brisé, Charlie un amoureux de la vie et Tom avait vécu tout ce qu’il est permis de vivre. Une journée après l’autre, ils ont vieilli ensemble, ils ont atteint le grand âge. Ils avaient laissé derrière eux une vie sur laquelle ils avaient fermé la porte. Aucune envie d’y revenir, aucune envie que se lever le matin avec le sentiment d’avoir une journée bien à eux et personne qui trouve à y […]

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