Madame lit quoi?

Après avoir terminé Rebecca de Daphné du Maurier, j’ai décidé de plonger dans la biographie de cette grande écrivaine britannique rédigée par Tatiana de Rosnay s’intitulant Manderley for ever. J’ai déjà lu les parties concernant l’enfance et l’adolescence et je dois admettre que je suis captivée par la façon dont les événements de la vie de Daphné du Maurier sont relatés. Le […]

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Madame lit la fin de Rebecca

Chère lectrice, cher lecteur, Il y a des personnages, une fois le roman terminé, qui viennent me hanter car ils ont marqué mon imaginaire à tout jamais pour différentes raisons. Je pense parfois aux valeurs de Jane Eyre, à la mélancolie de Madame Bovary, à la force de Larissa Antipova, à la folle passion d’Anna Karénine, à la manipulation de Scarlett O’Hara. Ces êtres fictifs ont réussi à s’infiltrer dans mon esprit grâce à la puissance qu’ils évoquent. Je sais indubitablement que la narratrice de Rebecca, qui n’a pas de prénom, va elle aussi imprégner mon inconscient. Lorsque j’ai terminé ce récit, je me suis dit que j’avais rencontré des personnages torturés, magnifiques dans leur douleur, leur peur et leur devenir. La narratrice, fille fragile, innocente, effacée et Maxime, mystérieux, autoritaire, extrême dans ses sentiments, m’ont marquée. J’ai été témoin du drame dans lequel ces deux protagonistes sont plongés et de leur tentative pour être heureux malgré la méchanceté et le désir de vengeance de Mrs. Danvers et du cousin germain de Rebecca. J’ai vécu le temps de ce roman dans un tourbillon d’émotions. La narratrice et Maxim de Winter se rencontrent au début du récit. Elle, jeune dame de compagnie d’une commère excentrique, lui, riche veuf de 42 ans, vont s’éprendre l’un de l’autre. Ils vont se marier et partir vivre dans le magnifique manoir de Manderley, propriété de Maxim, situé en Cornouailles. Ces derniers vont être confrontés au passé et surtout au fantôme de Rebecca, la première épouse de Maxime, morte mystérieusement en mer dans son bateau. […]

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Madame lit la fin de….

Chère lectrice, Cher lecteur, Je viens de terminer Il pleuvait des oiseaux. En fermant ce livre, un seul mot s’est emparé  de mon esprit pour décrire ce roman : liberté. Liberté pour ces beaux personnages, attachants, mystérieux qui ont choisi de vivre, été comme hiver, dans la forêt, chacun dans son petit campement au bord d’un lac. Ils ont plus de quatre-vingts ans et ils ont décidé de ne pas ou de ne plus être enfermés dans une maison pour personnes âgées. Ils sont solidaires dans leur choix et ils se respectent. Chacun a un passé marqué par des épreuves, des joies, des amours. Toutefois, ils ont réussi à recommencer leur vie, ailleurs, libres de tout choisir, même leur mort :   – La liberté, ma jolie, la liberté de choisir ma vie.                                                                                          -Et sa mort, a ajouté Charlie.                                                                                                                                             Et ils sont partis d’un grand éclat de rire ». (p.26) Ainsi, ils demeurent dans une communauté qu’ils ont créée, selon leurs propres règles afin, peut-être, de se sentir toujours des êtres vivants.  Ted était un être brisé, Charlie un amoureux de la vie et Tom avait vécu tout ce qu’il est permis de vivre. Une journée après l’autre, ils ont vieilli ensemble, ils ont atteint le grand âge. Ils avaient laissé derrière eux une vie sur laquelle ils avaient fermé la porte. Aucune envie d’y revenir, aucune envie que se lever le matin avec le sentiment d’avoir une journée bien à eux et personne qui trouve à y […]

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Madame lit Il pleuvait des oiseaux

Je suis en train de lire Il pleuvait des oiseaux de Jocelyne Saucier et je visite à nouveau le Nord de l’Ontario. J’ai déjà passé un an à Iroquois Falls, petite municipalité, à assumer les fonctions de monitrice de langue seconde et d’animatrice culturelle dans une école secondaire. À cette époque, je terminais la rédaction de mon mémoire. J’ai pu visiter Timmins, Cochrane, Matheson, Porcupine, etc. Ainsi, en lisant ce roman, je me replonge dans de beaux souvenirs et je me remémore les paysages que j’ai tant appréciés. En même temps, j’apprends énormément sur des événements qui ont marqué l’âme de cette partie de l’Ontario. Le Grand Feu de Matheson a été le plus meurtrier. Deux cent quarante-trois morts. Ce sont les chiffres officiels. Ils ne comptent pas les prospecteurs, les trappeurs, et les errants, ces êtres qui n’ont pas de nom, pas de nationalité, qui n’existent pas, qui vont d’un endroit à l’autre. Le pays était neuf, il attirait des aventuriers de toutes sortes. On en retrouvera quelques-uns dans des ruisseaux asséchés, mais la plupart ne formeront qu’un petit tas d’os calcinés que le vent emportera loin des chiffres comptables. Cinq cents morts, ont dit certains. (p. 68) SAUCIER, Jocelyne. Il pleuvait des oiseaux, Montréal, XYZ, 2011, 179 p. Je dois avouer que ce roman me touche plus que je ne l’imaginais….Le récit est poignant, les personnages sont empreints d’humanisme… à suivre.

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Madame lit quoi?

Pendant que des peintres sont train de travailler chez moi, je lis. Quoi? Il pleuvait des oiseaux  de Jocelyne Saucier. J’ai décidé de faire lire ce roman à mes étudiants au prochain semestre et je veux me préparer adéquatement pour la rentrée scolaire. Depuis que je sais que ce livre a remporté le prix des collégiens de la décennie 2004-2014, […]

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