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Madame lit Je suis féministe ; le livre

Chère lectrice, Cher lecteur, Tout d’abord, il y a eu le blogue et aujourd’hui, il y a le livre. Tout a débuté en 2008, sur le Web, par la création d’un blogue. Des jeunes féministes québécoises, libres, furieuses et joyeuses, ont pris d’assaut l’espace virtuel pour prendre la parole en débattant des enjeux comme l’avortement, le relativisme culturel, les événements marquants pour les féministes, les mythes du féminisme, la prostitution, l’hypersexualisation des fillettes, etc. Des jeunes femmes ne se retrouvaient pas dans le discours des féministes de la génération précédente et c’est pourquoi elles ont voulu une plateforme qui leur ressemblait pour s’exprimer. Comme le mentionne Sylvie Dupont, féministe québécoise des années 80, dans la préface : Et tant mieux si elles ne voulaient plus du féminisme à maman. Tant mieux parce que c’est précisément pour cela que Je suis féministe a joué le rôle nécessaire que lui imaginaient ses fondatrices : établir une correspondance, dans tous les sens du mot, entre de jeunes femmes qui, pour toutes sortes de raisons, ne se reconnaissent pas dans le féminisme dont elles avaient entendu parler. Pour le livre, Marianne Prairie et Caroline Roy-Blais expliquent dès le départ leur démarche et justifient par le fait même le choix des textes. Elles désirent donner un second souffle aux billets et faire connaître leur contenu à un nouveau lectorat. Ainsi, dans le bouquin, les textes de 30 auteures sont publiés à propos de diverses thématiques allant de […]

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Madame lit un cadeau par mois : Février 2017!

Février-Mois de l’Amour Chère lectrice, Cher lecteur, Depuis janvier, Camellia du blogue Camellia Burows et moi publions un billet mensuellement pour vous donner des idées de cadeau à offrir à votre entourage. Pour février, comme c’est le mois de l’Amour, je vous suggère Écrits d’Amour; des troubadours à Patti Smith de Dominique Marny. Si autour de vous vous avez quelqu’un […]

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Madame lit Burqa de chair

Chère lectrice, Cher lecteur, Burqa de chair, ouvrage posthume de Nelly Arcan (il a été publié 2 ans après sa mort), est un petit recueil de différents textes. D’abord, la préface de Nancy Huston «Arcan, philosophe» présente un lien intéressant entre Nelly Arcan et le nihilisme. Elle mentionne que les nihilistes rejettent «l’existence des corps» et que selon Schopenhauer, la vie s’avère un échec et qu’il serait préférable de ne pas être né. En ce sens, grâce à cette préface, le lecteur est amené à lire les textes de Nelly Arcan autrement. Par exemple, dans «La robe de chambre», on retrouve cet extrait : Ça n’a pas toujours été comme ça. Je n’ai pas toujours pensé comme ça. Vouloir mourir, ce n’est pas naturel tout de suite, ce n’est pas donné tout de suite à la naissance. Vouloir mourir dépend de la vie qu’on a menée. C’est une chose qui se développe et qui arrive quand on est mangé par son reflet dans le miroir. Se suicider, c’est refuser de se cannibaliser davantage. (p. 39) Nancy Huston relève le génie de Nelly Arcan. Elle dit que cette dernière a su démontrer que les obsessions, les peurs et les craintes sexuelles sont tributaires de l’enfance et qu’elles conditionnent l’adulte. Cette préface jette un autre regard sur le travail de Nelly Arcan, un regard empreint de dualité comme l’était l’écrivaine…De surcroît, Nancy Huston met l’accent sur la plume de Nelly Arcan et elle souligne […]

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