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Madame lit son billet d’un roman de Pouchkine

Chère lectrice, cher lecteur, Après avoir terminé Eugène Onéguine de Pouchkine, le seul mot qui me vient en tête c’est chef d’œuvre. On peut se poser la question suivante. Qu’est-ce qu’un chef d’œuvre en littérature? Beaucoup de théoriciens ont tenté d’y répondre. Pour Cocteau : «Un chef-d’oeuvre de la littérature n’est jamais qu’un dictionnaire en désordre». Tandis que pour Georges Courteline : «On entend par “chef d’œuvre”, en matière littéraire, un ensemble de vers ou de lignes dont on ne conçoit pas qu’un seul mot puisse être remplacé par un autre.» À cet égard, sa pensée rejoint la mienne en ce qui concerne Eugène Onéguine. La lectrice que je suis qualifie ce roman de chef d’œuvre. Je ne voudrais pas voir changer un mot, une ligne, une idée. Le faire serait un sacrilège. Ce récit parle d’amour, de jeunesse, de dandysme, de mort, de vie à la campagne, de regret. Le lecteur suit le parcours d’Eugène Onéguine, un dandy qui, habité par le spleen, va s’établir à la campagne après avoir hérité de son oncle d’une propriété. Il se lie d’amitié peu de temps après son arrivée avec Lenski, le poète, qui lui confie qu’il est passionnément amoureux d’Olga Larine, une voisine. Par la suite, Lenski présente à Onéguine la belle Olga lors d’une visite. Durant cette rencontre, la sœur aînée d’Olga, Tatiana, tombe immédiatement amoureuse d’Onéguine. 8. Il est enfin venu… Elle ouvre Les yeux, et elle dit : C’est lui. Désormais ses nuits […]

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Madame lit un extrait d’Eugène Onéguine de Pouchkine

 Chère lectrice, cher lecteur, En attendant mon billet sur ce merveilleux roman en vers, voici le poème présenté en exergue : Le monde est trop fier pour me lire; Je n’écris que pour mes amis. J’aurais voulu te présenter Un cadeau plus digne de toi, Plus digne de ton âme fière Où domine un rêve sacré, De ta limpide poésie Et de tes sublimes pensées. Mais qu’importe! Sois indulgent. Prends cette suite de chapitres À la fois plaisants et tragiques, Populaires et éthérés. Ils disent, ces fruits de mes veilles, De mes joueuses rêveries, De ma jeunesse disparue, Ce qu’a vu l’esprit trop lucide Et ce que le cœur a souffert. Splendide non? Je ne peux que m’incliner et saluer la beauté des vers… Je n’oublierai sans aucun doute jamais Eugène Onéguine comme la plupart des romans russes que j’ai lus. Aimez-vous la littérature russe? Bien à vous, Madame lit POUCHKINE, Alexandre. Eugène Onéguine, Paris, Gallimard, collection folio  classique, 2001, p. 35.

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En ce samedi, Madame lit quoi?

En allant à la bibliothèque publique d’Ottawa jeudi dernier, je suis tombée sur une vente de livres à un dollar. Comme je ne peux résister à un tel événement, je me suis mise à fouiller et j’ai trouvé ce grand classique de la littérature russe Eugène Onéguine du grand Pouchkine. J’ai bien sûr entendu parler de ce dernier lors d’un cours de littérature russe […]

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Madame lit sa chronique de 99 F

Chère lectrice, cher lecteur, 99 F de Beigbeder est un roman sombre, dure. Ce récit raconte l’histoire d’Octave, un publicitaire égocentrique de 33 ans, mal dans sa peau, drogué, riche qui au fil des pages, tombe dans une déchéance totale. Le lecteur assiste à l’éclatement de l’être humain dans son identité (les différents pronoms associés aux chapitres du roman en témoignent à travers les points du vue narratologiques). Le lecteur se retrouve devant un être morcelé qui est conscient de son mal d’être mais qui ne veut pas nécessairement se soigner. Ainsi, il lit la «confession d’un enfant du millénaire» qui dénonce l’idéologie du capitalisme qui sous-tend une gratification par le biais de la consommation. Comme le mentionne Octave dès le début : Tout est provisoire et tout s’achète. L’homme est un produit comme les autres, avec une date limite de vente. Voilà pourquoi j’ai décidé de prendre ma retraite à 33 ans. C’est, paraît-il, l’âge idéal pour ressusciter (p. 16). Le bonheur s’avère une quête inaccessible, la vie éphémère car elle est manipulée par des publicitaires qui ne cessent de créer des besoins en fonction de la nouveauté. À cet égard, l’homme demeure un éternel insatisfait. Votre souffrance dope le commerce. Dans notre jargon, on l’a baptisée «la déception post-achat». Il vous faut d’urgence un produit, mais dès que vous le possédez, il vous en faut un autre. L’hédonisme n’est pas un humanisme : c’est du cash-flow. Sa devise?? Je dépense donc je suis. Mais […]

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