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Madame lit…

Chère lectrice, cher lecteur, Après Le collier rouge de Rufin, je vous présente ma lecture du moment 99 F de Frédéric Beigbeder. Je me retrouve plongée dans un roman autobiographique. Le narrateur, Octave, critique le monde de la publicité ainsi que la société de consommation dans laquelle les Occidentaux évoluent. Je dois dire que je suis en train de savourer ce récit. J’avais lu il y a quelques années L’amour dure 3 ans. J’avais acheté 99 F, mais je l’avais laissé sur une étagère de ma bibliothèque. Ainsi, je tente de diminuer ma pile de livres à lire (PAL) pour mon plus grand plaisir! Petite citation afin de vous préparer à mon prochain billet : En gros, leur idée c’était de détruire les forêts et de les remplacer par des voitures. Ce n’était pas un projet conscient et réfléchi; c’était bien pire. Ils ne savaient pas du tout où ils allaient, mais y allaient en sifflotant-après eux, le déluge (ou plutôt, les pluies acides). Pour la première fois dans l’histoire de la planète Terre, les humains de tous les pays avaient le même but : gagner suffisamment d’argent pour pouvoir ressembler à une publicité. Le reste était secondaire, ils ne seraient pas là pour en subir les conséquences. Une petite mise au point. Je ne suis pas en train de faire mon autocritique, ni une psychanalyse publique. J’écris la confession d’un enfant du millénaire (p. 31). Avez-vous déjà lu du Beigbeder? Bien à vous! BEIGBEDER, Frédéric, 99 F, […]

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Madame lit sa chronique du Collier rouge de Jean-Christophe Rufin

Chère lectrice, cher lecteur,  Le collier rouge de Jean-Christophe Rufin est un bref roman ayant comme thème principal, la fidélité. Le lecteur se retrouve en 1919, dans un petit village français, Berry, et il est témoin d’un interrogatoire qui se déroule dans la prison. Jacques Morlac, ancien combattant de la Première Guerre mondiale, décoré de la Légion d’honneur, doit répondre aux questions du juge Hughes Lanthier du Grez qui est responsable d’évaluer l’acte qu’il a commis contre la nation. Que s’est-il passé? Le juge tente bien que mal de trouver un sens à l’acte de Morlac. Il cherche à amener l’homme à s’excuser afin qu’il soit libéré avant son procès. Le lecteur, au fil des pages, en apprend davantage sur les valeurs des deux hommes et surtout, sur leur perception de la fidélité. Tout au long des discussions qui se déroulent durant quelques jours, le chien de Morlac, prénommé Guillaume, aboie jour et nuit en guise de témoignage de fidélité envers son maître. Guillaume a accompagné Morlac dans les tranchées, sur les bateaux, sur les routes. Il a été lui aussi blessé sur les champs de bataille et il a été témoin des atrocités de la guerre. Dans ce roman, il y a également une histoire d’amour entre Morlac et une jeune femme, Valentine, et cette dernière s’avère également marquée par le thème de la fidélité. J’ai aimé ce récit car j’ai une chienne et je trouve que la relation […]

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Madame lit sa chronique de la vie amoureuse de nathaniel p.

Chère lectrice, cher lecteur, Ce roman met en scène Nathaniel P., Nate pour les intimes, un écrivain au début de la trentaine, sur le point d’être publié. Dans une soirée chez son ex-copine, il rencontre Hannah, avec qui il vivra une relation amoureuse jusqu’au jour où il se lassera d’elle. Le roman tourne autour de Nate et d’Hannah, dans le Brooklyn intellectuel du XXIième siècle. Adelle Waldman offre au lecteur un véritable petit bijou littéraire. Son écriture s’avère intelligente et les thèmes qu’elle aborde reflètent l’âme qui habite une génération. Ainsi, elle ne manque pas de traiter de l’égocentrisme, de l’incommunicabilité ou des problèmes de communication dans un couple, de la peur de l’engagement et du snobisme intellectuel. Voici un extrait pour vous démontrer mes propos : Les musiciens commencèrent à jouer. Hannah se tourna pour leur faire face. Elle avait proposé à Nate d’assister à ce concert gratuit. «Ils vont interpréter certains quatuors de la dernière période de Beethoven qui sont vraiment merveilleux», lui avait-elle annoncé. Il n’était guère amateur de ce genre d’événement. Il jugeait agaçante la passion des bobos new-yorkais pour la «haute culture» dans les parcs de la ville. Un engouement truffé de complaisance, comme si quelques lamentables représentations compensaient l’inégalité économique du système. «Mmmh. Mmmh, avait fait Hannah. On croirait entendre un de ces, euh, philistins, qui ne voient pas l’utilité de l’art, hein?» Ça lui avait cloué le bec (p. 138). Adelle Waldman a su créer avec Nate […]

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