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En ce samedi, Madame lit quoi?

En allant à la bibliothèque publique d’Ottawa jeudi dernier, je suis tombée sur une vente de livres à un dollar. Comme je ne peux résister à un tel événement, je me suis mise à fouiller et j’ai trouvé ce grand classique de la littérature russe Eugène Onéguine du grand Pouchkine. J’ai bien sûr entendu parler de ce dernier lors d’un cours de littérature russe […]

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Madame lit sa chronique de 99 F

Chère lectrice, cher lecteur, 99 F de Beigbeder est un roman sombre, dure. Ce récit raconte l’histoire d’Octave, un publicitaire égocentrique de 33 ans, mal dans sa peau, drogué, riche qui au fil des pages, tombe dans une déchéance totale. Le lecteur assiste à l’éclatement de l’être humain dans son identité (les différents pronoms associés aux chapitres du roman en témoignent à travers les points du vue narratologiques). Le lecteur se retrouve devant un être morcelé qui est conscient de son mal d’être mais qui ne veut pas nécessairement se soigner. Ainsi, il lit la «confession d’un enfant du millénaire» qui dénonce l’idéologie du capitalisme qui sous-tend une gratification par le biais de la consommation. Comme le mentionne Octave dès le début : Tout est provisoire et tout s’achète. L’homme est un produit comme les autres, avec une date limite de vente. Voilà pourquoi j’ai décidé de prendre ma retraite à 33 ans. C’est, paraît-il, l’âge idéal pour ressusciter (p. 16). Le bonheur s’avère une quête inaccessible, la vie éphémère car elle est manipulée par des publicitaires qui ne cessent de créer des besoins en fonction de la nouveauté. À cet égard, l’homme demeure un éternel insatisfait. Votre souffrance dope le commerce. Dans notre jargon, on l’a baptisée «la déception post-achat». Il vous faut d’urgence un produit, mais dès que vous le possédez, il vous en faut un autre. L’hédonisme n’est pas un humanisme : c’est du cash-flow. Sa devise?? Je dépense donc je suis. Mais […]

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Madame lit le rapport de statistiques de son premier trimestre

Chère lectrice, cher lecteur, Je tiens à vous remercier du plus profond de mon cœur. Depuis la création de ce blogue, en juin dernier, j’ai publié 40 articles et j’ai 98 commentaires à mon actif. Mon blogue a reçu 1277 visites de 472 visiteurs. Aussi, j’ai presque 400 abonnés! Sans votre soutien, ce dernier n’existerait pas et ce n’est que le début. En guise de remerciement, voici une belle citation de Gabrielle Roy tirée de La détresse et l’enchantement abordant le thème du désir : Et je me demande si la foudroyante attirance que nous avons subie, de tous les malentendus, de tous les pièges de la vie, n’est pas l’un des plus cruels. À cause de lui, après que j’en fus sortie, j’ai gardé pour longtemps, peut-être pour toujours, de l’effroi envers ce que l’on appelle l’amour. Cordialement, Madame lit

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Madame lit…

Chère lectrice, cher lecteur, Après Le collier rouge de Rufin, je vous présente ma lecture du moment 99 F de Frédéric Beigbeder. Je me retrouve plongée dans un roman autobiographique. Le narrateur, Octave, critique le monde de la publicité ainsi que la société de consommation dans laquelle les Occidentaux évoluent. Je dois dire que je suis en train de savourer ce récit. J’avais lu il y a quelques années L’amour dure 3 ans. J’avais acheté 99 F, mais je l’avais laissé sur une étagère de ma bibliothèque. Ainsi, je tente de diminuer ma pile de livres à lire (PAL) pour mon plus grand plaisir! Petite citation afin de vous préparer à mon prochain billet : En gros, leur idée c’était de détruire les forêts et de les remplacer par des voitures. Ce n’était pas un projet conscient et réfléchi; c’était bien pire. Ils ne savaient pas du tout où ils allaient, mais y allaient en sifflotant-après eux, le déluge (ou plutôt, les pluies acides). Pour la première fois dans l’histoire de la planète Terre, les humains de tous les pays avaient le même but : gagner suffisamment d’argent pour pouvoir ressembler à une publicité. Le reste était secondaire, ils ne seraient pas là pour en subir les conséquences. Une petite mise au point. Je ne suis pas en train de faire mon autocritique, ni une psychanalyse publique. J’écris la confession d’un enfant du millénaire (p. 31). Avez-vous déjà lu du Beigbeder? Bien à vous! BEIGBEDER, Frédéric, 99 F, […]

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