Madame lit ru de Kim Thŭy

  Chère lectrice, Cher lecteur, Entrer dans l’univers de ru, c’est se balader dans les rues du Vietnam et dans celles du Québec. Il y a deux univers et une narratrice attachée à un territoire, puis à un autre. Entre les deux espaces, le personnage principal parle de sa famille composée, entre autres, d’un fils autiste.  Ainsi, c’est l’histoire d’une réfugiée vietnamienne venue trouver avec les siens, lorsqu’elle était encore une enfant, un vent de liberté en sol québécois. Elle fait partie de ceux qu’on appelle les boat people. Elle a quitté un enfer pour se retrouver dans un paradis blanc. Elle revisite ses fantômes à travers de courts chapitres pour les ramener à la vie, pour faire comprendre qui elle est. Pour ce faire, elle se remémore les odeurs de sa terre natale, son internement dans un camp de réfugiés en Malaisie. Elle décrit son arrivée à Grandby (ville québécoise) et le froid de l’hiver… Elle évoque aussi les gens qui l’ont accompagnée ou encore marquée durant son parcours. C’est son exil, c’est son déracinement, c’est la fuite au nom de la survie dont il est question… Le talent de conteuse de Kim Thŭy s’avère indéniable. Je me suis laissé bercer par sa plume. J’ai adoré cette lecture pour son côté intimiste, féminin où le souvenir détient une place capitale. Les chapitres se suivent et ils font appel au recueillement, au comique, au tragique un peu comme la vie… […]

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