Madame lit Just Kids
Just Kids
« Nous étions des enfants, et le monde était vaste, un immense terrain de jeu où tout était possible. »
— Patti Smith, Just Kids
Chère lectrice, cher lecteur,
Depuis plusieurs années, Just Kids de Patti Smith m’attirait. Alors, lors d’un bénévolat à la bibliothèque, en voyant ce livre posé sur une tablette, j’ai décidé de le prendre. Ce récit me fascinait, car je savais que ces deux jeunes artistes avaient vécu pour l’art, de l’art, par l’art. En pleine période créative avec mes chansons, je me suis dit : « Allez, lance-toi ! Tu as sûrement beaucoup à apprendre de Patti Smith et Robert Mapplethorpe, lorsqu’ils étaient à New York. »
Just Kids : une autobiographie d’âme et d’art
Just Kids est avant tout une autobiographie où Patti Smith raconte sa relation avec Robert Mapplethorpe dans le New York des années 1960-70. Elle, poétesse et chanteuse ; lui, photographe. Tous deux en quête de sens pour leur vie et leur création.
Ils se rencontrent en 1967, tous deux sans le sou, sans logement. Leur amitié — teintée d’amour et de complicité — les pousse à s’entraider. Ensemble, ils explorent New York, logent au célèbre Chelsea Hotel, et découvrent leur identité artistique et personnelle. Ils rêvent, vibrants, et la ville devient un immense terrain de jeu pour leur passion commune : l’art.
Patti Smith brosse aussi le portrait de ses rencontres marquantes, intellectuelles et artistiques : Janis Joplin, Bob Dylan, Kris Kristofferson, Jimi Hendrix, Andy Warhol, Allen Ginsberg, et Fred “Sonic” Smith — celui qu’elle épousera plus tard.
Ce livre est un témoignage précieux de l’effervescence underground new-yorkaise, mais surtout un vibrant hommage à Robert Mapplethorpe, disparu du sida en 1989.
Mes impressions : croire en la beauté même dans l’adversité
Ce que j’ai aimé par-dessus tout, c’est cette inspiration profonde à croire en la beauté malgré les épreuves. Dans un monde où les conflits et les incertitudes pèsent lourd, ce message résonne puissamment.
La relation entre Patti Smith et Robert Mapplethorpe
Dans le New York des années 60-70, ces deux âmes s’appuient l’une sur l’autre. Ils sont pauvres, seuls, inconnus. Leur rencontre est décisive. Cette solidarité, cet amour, traversent les obstacles, les doutes, les peurs. Ensemble, ils trouvent une lumière, une beauté née de leur union.
« Nous étions pauvres, nus et affamés, mais nous avions la beauté de la jeunesse et la promesse de l’art. Chaque jour était une lutte, mais aussi une célébration de la vie. Dans cette ville immense et parfois cruelle, nous avons trouvé des éclats de lumière — dans un regard, un geste, une image — qui nous ont donné la force d’avancer. »
La narration poétique de Patti Smith est captivante. On a envie d’y être, de vivre cette époque.
« C’était l’été de la mort de Coltrane. L’été de “Crystal Ship”. Les enfants fleurs levaient leurs bras vides et la Chine faisait exploser la bombe H. À Monterey, Jimi Hendrix mettait le feu à sa guitare. “Ode to Billie Joe” passait en boucle sur les grandes ondes. Des émeutes éclataient à Milwaukee et Detroit. C’était l’été d’Elvira Madigan, l’été de l’amour. Et dans cette atmosphère instable, inhospitalière, le hasard d’une rencontre a changé le cours de ma vie.
C’est l’été où j’ai rencontré Robert Mapplethorpe. » (p. 53)
La ville est souvent hostile, mais elle forge leur caractère et leur art. Leur parcours est semé d’embûches, rien n’est facile. Leur jeunesse, marquée par l’expérience, l’amitié et l’amour est leur trésor. Cette beauté dans l’adversité, Patti Smith nous la transmet avec force.
Pourquoi lire Just Kids ?
- Pour un hommage vibrant et tendre à un grand artiste : Robert Mapplethorpe
- Pour plonger dans le New York artistique des années 60-70
- Pour découvrir le mythique Chelsea Hotel et ses fantômes illustres
Cette lecture met en vedettes de grands artistes et elle me permet de participer, par conséquent, au Printemps des artistes.

Avez-vous lu cette autobiographie de Patti Smith ? Qu’en avez-vous pensé ?
Bien à vous,
Madame lit
Patti Smith, traduit de l’anglais par Héloïse Esquié, Paris, folio, 2012, 373 p.
Vous avez remarqué une faute dans mon article ? Écrivez-moi à lit.madame@gmail.com et il me fera plaisir de la corriger. Je ne suis pas parfaite… et il m’arrive aussi d’en faire. Merci et bonne lecture !!!

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