Madame lit L’odeur du café

Chère lectrice, Cher lecteur, Proust a plongé dans son enfance pour rédiger À la recherche du temps perdu et beaucoup d’écrivains ont puisé dans leurs souvenirs pour nous concocter des témoignages émouvants de leur vécu.  Dany Laferrière avec L’odeur du café relate son été de 1963 alors qu’il a dix ans à Petit-Goâve en Haïti. Il habite avec sa grand-mère Da qui adore l’odeur du café de Palmes. Les deux passent la majeure partie de leur temps sur la galerie où Da donne une tasse de café à ceux qui viennent discuter avec elle. Le petit Dany souffre de fortes fièvres alors il doit rester tranquille. Il y a le chien Marquis qui se pointe le museau et qui repart, la belle Vava dont est amoureux le petit Dany, les fourmis qui errent, les passants qui aiment parler de la vie, les cinq filles de Da qui habitent aussi la ville, les fantômes qui vivent tout autour, etc. Comme le mentionne l’auteur dans la préface de l’édition de 2010 : Je me mets dans l’ambiance de mon enfance et j’essaie d’écrire sans faire attention aux mots. En fait, je n’écris pas, je peins. Tout en rêvant de l’art de ces peintres naïfs dont les tableaux aux traits parfois grossiers et aux couleurs chatoyantes dégagent une énergie si primitive qu’on oublie tout esprit critique pour vivre le moment. Pour ma part, je souhaite que le lecteur cesse de lire pour traverser la page et venir […]

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