Madame lit une invitation pour le 12 août!

Chère lectrice, Cher lecteur, Depuis trois ans, je participe à l’événement Le 12 août, j’achète un livre québécois! Vous avez envie d’encourager les écrivaines et les écrivains québécois? Vous cherchez des suggestions? Tout d’abord, je partage encore cette année avec vous ma liste des 10 bouquins québécois que je considère essentiels. N’hésitez pas à la consulter en cliquant sur Mes […]

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Madame lit Routes secondaires d’Andrée A. Michaud

Chère lectrice, Cher lecteur, Andrée A. Michaud exploite avec Routes secondaires le thème de l’écrivain et de son double. Le lecteur est plongé dans une histoire où deux personnages, Heather Thorne et Andrée A. Michaud, ne font qu’un. L’écrivaine est habitée par son personnage au point qu’elle se fond dans Heather, une jeune femme amnésique, morte mystérieusement depuis très longtemps. En raison des nombreux signifiants tributaires de la vie d’Andrée A. Michaud, l’effet de réel est très fort. Le lecteur s’avère entraîné dans une quête marquée par la dualité pour découvrir ce qui va arriver à l’une comme à l’autre. Pour ce faire, l’écrivaine mélange la réalité à la fiction pour brouiller le lecteur sur les routes secondaires de son coin de pays, l’Estrie. En ce sens, le lecteur est dans l’illusion de vie, dans cette expérience affective de l’autre.  L’écrivaine a mentionné dans une entrevue accordée à Fabien Deglise du Devoir : Ce livre montre que l’auteur est toujours présent dans son histoire, qu’il est toujours omniprésent, que créer, c’est une question de réciprocité, d’influence et d’une fusion qui se crée à un moment donné entre lui et son personnage. Par cette explication de l’écrivaine, l’incipit du roman prend tout son sens. C’est en marchant dans les bois qu’elle connaît bien, en automne, que l’écrivaine a eu son idée de roman : Je dois m’appeler Heather. Elle doit s’appeler Heather. Ces phrases que je me répète depuis des mois sans parvenir […]

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Madame lit Chercher Sam

Chère lectrice, Cher lecteur, Mathieu erre dans Montréal en compagnie de sa chienne de race pitbull Sam. Il est sans domicile, donc c’est un jeune de la rue. Un jour, il perd sa chienne. Confronté à la disparition de son animal, il va tenter de la retrouver par tous les moyens.  Il occupe pour quelque temps l’appartement d’une connaissance qui n’est pas là et il côtoie Gabrielle, la cousine du gars qui lui prête son logis. Mathieu, dans sa quête pour retrouver son animal, voit ressurgir les démons de son passé… J’ai beaucoup apprécié cette lecture… D’abord, j’ai une chienne depuis 9 ans. Je connais l’angoisse de la perte car j’ai été confrontée à sa disparition à quelques reprises… C’est un sentiment épouvantable, terrible, c’est comme si le sol disparaissait sous nos pieds et que nous n’étions plus capables de penser tant l’angoisse s’avère grande… À cet égard, l’écrivaine réussit merveilleusement bien à véhiculer l’émotion habitant la séparation soudaine avec son animal… Je me dirige vers le banc où j’avais attaché Sam et je me prends un coup en pleine poitrine. La nausée arrive drette après ça : elle est plus là. Guy me parle, mais j’entends juste un bourdonnement. Elle est pas à droite, elle est pas à gauche, elle est pas de l’autre bord de la rue à gosser l’autre chien parké avant du Première moisson, Sam est pas nulle part. Tout autour, l’air devient épais, presque solide. Je […]

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