Madame lit De la Terre à la Lune de Jules Verne

«Le boulet est pour moi la plus éclatante manifestation de la puissance humaine; c’est en lui qu’elle se résume tout entière; c’est en le gérant que l’homme s’est le plus rapproché du Créateur!» (p. 56)

Chère lectrice, Cher lecteur, 

Pour ma seconde participation au défi organisé par Moka et Fanny autour des classiques, permettez-moi de partager avec vous mes pensées sur De la Terre à La lune de Jules Verne. Pourquoi mon choix s’est-il arrêté sur ce livre de l’illustre écrivain? D’une part, je l’avais dans ma bibliothèque dans une très vieille édition (livre acheté dans le cadre d’une vente de livres usagés), d’autre part, j’aime bien les récits pour enfant abordant l’espace. Mais encore, je crois bien que je n’ai jamais rien lu de Jules Verne. En participant à un défi littéraire, comme je le mentionne souvent, je découvre, j’épluche mes bibliothèques, je lis.

Que raconte De la Terre à la Lune? 

Après la guerre de Sécession, Barbicane, à la tête de l’illustre Gun-Club de Baltimore, dont le but principal est de perfectionner les armes de guerre car ils sont considérés comme «des instruments de civilisation», pour relancer l’intérêt des membres qui s’ennuient à mourir, décide de propulser un boulet de canon rien de moins que sur la Lune. Pour ce faire, il se dote d’une équipe, consulte des scientifiques, ramasse des fonds, etc. Ainsi, un énorme canon est construit et un télescope géant est développé dans les Rocheuses pour pouvoir regarder le boulet durant le vol. De plus, le site de Tampa Bay, en Floride, est choisi afin de réaliser l’exploit. 

Peu de temps avant l’envoi du boulet dans le ciel, Michel Ardan, un Français, écrit une missive à l’équipe car il souhaite être envoyé dans l’espace dans un projectile. Barbicane et son équipe doivent repenser la construction de leur boulet. Arrivé sur place, Ardan explique ses intentions, mais il doit faire face à un adversaire : le capitaine Nicholl, l’ennemi de Barbicane qui s’oppose farouchement au projet. 

Tout de même le projectile est lancé avec à son bord Barbicane, Nicholl et Ardan. Puisque le ciel est ennuagé, il est difficile de le voir dans le ciel. Ce n’est que quelques jours plus tard qu’il est aperçu en orbite autour de la Lune. 

Ce que j’ai pensé de ce livre

Je ne suis par une grande admiratrice de ce type de livre. Toutes les références scientifiques, les calculs, les termes techniques, cela m’ennuie. Cependant, je m’incline devant le génie de l’auteur (les détails sur la science sont à croquer car il importe de mentionner que ce livre est paru pour la première fois en 1865). L’écrivain est un avant-gardiste. C’est incroyable. Ce roman d’anticipation est très captivant pour les lectrices et les lecteurs aimant ce type de littérature. En ce sens, je le recommande à celles et à ceux voulant vivre les aventures du Gun-Club. J’ai appris qu’il y avait une suite à ce livre avec les mêmes personnages : Autour de la Lune. Je ne suis pas certaine de continuer l’aventure dans l’espace, mais je laisse la porte ouverte.

Mais encore, j’ai surtout apprécié dans le bouquin toutes les descriptions concernant l’Amérique et les Américains. C’est à tomber de rire. Voici un exemple croustillant : 

«Rien ne saurait étonner un Américain. On a souvent répété que le mot «impossible» n’était pas français; on s’est évidemment trompé de dictionnaire. En Amérique, tout est facile, tout est simple, et quand aux difficultés mécaniques, elles sont mortes avant d’être nées. »

C’est intéressant de constater la perception d’un Français de l’Amérique juste après la guerre de Sécession qui l’a déchirée. 

Ou encore : 

«Depuis le choix fait par les membres du Gun-Club au détriment du Texas, chacun en Amérique, où tout le monde sait lire, se fit un devoir d’étudier la géographie de la Floride». (p. 108)

En résumé, ce livre s’avère un choix parfait pour les amoureux du détail scientifique et qui savent reconnaître le génie de Jules Verne. Ses personnages sont bien construits et on désire partir avec eux explorer l’espace. 

Il est à noter que j’ai lu le roman dans une vieille édition de la maison d’édition Hachette possédant des illustrations de A. Galland. Le livre tombe en miettes, mais j’ai dû ouvrir les pages avec un coupe-papier… En ce sens, ce livre n’avait jamais été lu… 

Ce livre a été lu dans le cadre du défi Les Classiques, c’est fantastique créé par Moka et Fanny pour l’auteur à l’honneur en juin: Jules Verne.

Avez-vous lu De la Terre à la Lune? Ce bouquin vous rappelle des souvenirs? 

Bien à vous, 

Madame lit

VERNE, Jules. De la Terre à la Lune, illustré par A. Galland, Paris, Hachette, s.d., 249 p. 

21 commentaires »

  1. en tout cas la couverture du livre est très chouette avec son côté très retro et d’après les photos c’est une très belle edition, un très beau livre à avoir sans sa bibliothèque. J’ai lu plusieurs livres de Jules Verne que j’ai adorés (2 ans de vacances, 20000 lieux sous les mers etc et mon favori Voyage au centre de la terre. Par contre celui-ci j’ai toujours calé après quelques pages, jamais accroché.

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  2. Un titre qui n’était clairement pas pour moi mais qui pourrait plaire à ma fille plus tard alors je le garde dans un coin de ma tête. J’aime bien l’histoire de ton exemplaire, qui a déjà bien vécu avant d’être enfin lu 🙂

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