Madame lit Louve en juillet de Gabrielle Filteau-Chiba
« Je savoure tout cet amour qu’on m’offre, à ton image, en me sentant belle et vive comme une louve en juillet.» (p.79)
Chère Lectrice, Cher Lecteur,
Je viens de terminer Louve en juillet de Gabrielle Filteau-Chiba. J’ai demandé à recevoir ce livre en service de presse, car j’avais été attirée par la description de ce dernier. Je remercie, par cet article, la maison d’édition pour sa confiance.
Tout d’abord, qui est Gabrielle Filteau-Chiba ?
Selon la maison d’Éditions Dépaysage ?
« Gabrielle Filteau-Chiba, écrivaine québécoise née en 1987, fait entendre une voix singulière où se conjuguent ferveur écologique et engagement féministe. À travers des récits empreints de poésie et de révolte, elle célèbre les liens sensibles entre les êtres et les paysages, et explore, dans une langue habitée, la résilience des femmes, l’appel de la forêt, et le refus des violences systémiques. Son œuvre trace un chemin de lutte et de lumière, au plus près du vivant.Aux éditions Dépaysage, dans la collection « Animales » qu’elle dirige, elle a publié Louve en juillet le 22 août 2025. »
De plus, grâce à ce livre, j’ai découvert une nouvelle maison d’édition et une nouvelle collection. Car Louve en juillet fait partie de la collection Animales.
Qu’est-ce que cette collection a de particulier ? Elle est sous la direction de Gabrielle Filteau-Chiba et Louve en juillet s’avère le premier livre publié dans cette collection. Sur le site web de la maison d’édition, nous pouvons lire ceci :
«Parce que je ne suis “qu’une” femme, parce que tu n’es “qu’un” chien, parce qu’à des degrés différents, sur l’échelle sociale des êtres, nous représentions des espèces inférieures, le sentiment de notre mutuelle minorité a créé entre nous plus de solidarité encore, une compréhension davantage parfaite. » — Séverine, 1903.
Répondre à l’appel du sauvage. Au gré des mots qui mordent et pansent. Cris hurlés à la nuit ou chants intimes, ils disent chacun à leur façon l’espoir d’habiter la nature autrement – et la possibilité, aussi, d’incarner toutes les bêtes en soi. Une collection de plumes féminines, qui porte le souffle de toutes celles ayant en commun avec les créatures grandes et petites, fragiles et féroces, une immémoriale oppression. Avec l’envie d’en découdre, de rompre avec le rapport brutal au monde animal. Pour qu’advienne une humanité nouvelle, en paix avec le vivant. »
Je sens que ce ne sera pas le dernier livre que je vais lire de cette maison d’édition et de cette collection.
Louve en juillet
Au Québec, une femme adopte une chienne-louve. Avec cette dernière, elle va conduire son auto sur les routes du Québec pour tantôt vivre dans une ferme éco-responsable, ou encore, pour aller à La Malbaie et pour terminer à Austin, en Estrie. Entre les deux, une relation fusionnelle se tisse. Avec à sa chienne Séquoia, la narratrice va connaître la violence des loups, la joie d’être mère ou encore, la peur de dormir dans le bois. Séquoia rassure par sa présence sa maîtresse. Elle est son ancre, son port, sa fidèle amie. C’est cet amour qu’elle raconte au fil de pages et ce dernier dure douze ans.
Mes impressions
Comme j’ai aimé ma lecture de Louve en juillet ! Il faut dire que je suis la lectrice parfaite pour ce type de récit. J’ai deux chiennes et j’ai dû en faire euthanasier une autre, il y a trois ans. Alors, je comprends très bien cet amour entre un humain et un chien. Je pense encore presqu’à tous les jours à ma chienne morte. C’est fou… L’autrice, dans une entrevue pour le journal La Presse , mentionne :
« C’était ma première expérience d’un amour inconditionnel. Dans ma jeune vingtaine, je n’avais jamais vécu un amour si vrai, si fidèle. J’avais eu toutes sortes d’amants, amantes, mais infidèles, avec des peines d’amour terribles. » Gabrielle Filteau-Chiba
Séquoia va réussir à donner un sens à la vie à sa maîtresse, à la réconcilier avec l’autre, et à lui permettre d’être une meilleure femme avec un cœur réparé après avoir connu les violences conjugales. Pour la narratrice, il était important d’écrire sur cet amour, sur cette relation, car il importe de ne jamais oublier et de parler de nos chers disparus. C’est un tombeau littéraire extraordinaire que nous offre Gabrielle Filteau-Chiba.
« Avant de raconter comment nous sommes mortes, toi et moi, je vais coucher sur papier toutes les fois où on s’est mutuellement sauvé la vie, mon amour de Séquoia. » (p. 16)
Dans cette histoire, il est aussi question des braconniers et de leur manque de sensibilité et d’humanité envers les animaux. Je ne comprendrai jamais comment on peut tuer pour le plaisir, pour avoir un trophée de chasse ou pour obtenir beaucoup d’argent sur le marché noir. L’autrice partage également cette façon de penser dans son livre et j’ai été touchée par cela.
Je vous convie à lire ce petit livre possédant une histoire de sororité remplie d’humanité. C’est puissant et c’est une mise à nu. C’est une femme qui accepte de se libérer de ses chaînes pour retrouver la louve en elle. J’ai adoré…
Vous devez lire ce roman :
- Pour découvrir la plume poétique de l’autrice
- Pour aller à la rencontre d’une merveilleuse histoire d’amour entre une femme et sa chienne
- Pour rendre hommage à Séquoia qui a eu la chance de vivre auprès d’une femme qui avait tant besoin d’elle
Vous connaissez la maison d’Éditions Dépaysage ? Vous avez lu Louve en juillet ?
Bien à vous,
Madame lit
Gabrielle Filteau-Chiba, Éditions Dépaysage, coll. Animales, 2025, 98 p.
ISBN : 978-2-902039-79-1
Vous avez remarqué une faute dans mon article ? Écrivez-moi à lit.madame@gmail.com et il me fera plaisir de la corriger. Je ne suis pas parfaite… et il m’arrive aussi d’en faire. Merci et bonne lecture !!!
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