Madame lit son bilan d’août pour le défi

Défi_litt_2018_bonChère lectrice, Cher lecteur,

Avant d’aborder les articles publiés pour le mois allemand, permettez-moi de vous dire que j’ai lu deux magnifiques livres en août, un québécois et un autre allemand. À cet égard, Le dernier chalet d’Yvon Rivard, livre d’un auteur québécois, figure parmi les articles les plus consultés de l’année sur Madame lit. ca. J’ai eu l’immense chance que ce billet soit partagé sur différents réseaux sociaux par l’écrivain, d’une part, et par un nombre considérable d’abonnés à ma page Facebook Madamelit.ca, d’autre part.

Mais encore, j’ai reçu un message d’une lectrice pour m’aviser qu’elle avait publié un billet sur son blogue à propos de mon article sur Le dernier chalet. Je me permets de partager avec vous un extrait car je dois avouer que j’ai ressenti un immense bonheur à la lecture de son texte. J’ai eu les larmes aux yeux car je me suis sentie privilégiée d’avoir pu susciter de l’émotion chez un autre être. Derrière un écran, on ne connaît pas la réaction de l’autre… On écrit, on est seul et voilà qu’un jour, on reçoit un message précieux et c’est émouvant de savoir que l’on fait du bien à quelqu’un…

Puis je tombe sur un blogue littéraire dont j’ignorais l’existence : Madame lit Des livres  québécois d’ici et d’ailleurs. Je lance à mon chum un «J’te fais la lecture?». Il est d’accord.

Madame lit Le dernier chalet d’Yvon Rivard. Ah! C’est justement le prénom de mon père. Le nom de famille y ressemble aussi étrangement. Le personnage principal se retrouve dans son dernier chalet où : « […] il médite sur la vie, l’amitié, l’enfance, l’écriture, la nature, l’amour, la littérature devant le fleuve qui inexorablement entraîne les gens vers la mort». Je lis à voix haute mais je sens que quelque chose se casse dans ma gorge. Le cycle se referme.  (Pour lire l’article au complet, cliquez sur Chroniquesdt.)

Un blogue, c’est un endroit privilégié entre les lecteurs et nous. Parfois, la magie opère, parfois non. Je tiens à remercier du plus profond de mon cœur cette personne qui a rédigé ce superbe article pour partager avec ses lecteurs ce qu’elle a ressenti à la lecture de mon billet. Ça fait du bien au cœur…

La littérature allemande était à l’honneur pour le défi Madame lit des livres du monde en août. Les participants ont présenté des billets très intéressants pour nous permettre de découvrir un peu plus la littérature de ce coin du monde.

Donc, voici les participants en août et les titres des bouquins qu’ils ont lus. N’hésitez pas à cliquer sur les liens et à aller à la rencontre d’auteurs allemands!

Moustafette du Souk de Moustafette : La fille qui venait d’un pays disparu de Saskia Hellmund

Karine de Mon coin de lecture : Narcisse et Goldmund d’Hermann Hesse

Patrice de Si on bouquinait un peu? :

M. Robert Benoit : Narcisse et Goldmund d’Hermann Hesse

PatiVore :

Madame lit : Le jeu des perles de verre d’Hermann Hesse

Bravo à tous! Défi relevé en août! Merci pour votre participation!

Si j’ai oublié quelqu’un, s’il vous plait, veuillez présenter le lien de votre article dans les commentaires. Il me fera plaisir de l’ajouter.

En septembre, la littérature italienne sera à l’honneur. Vous avez envie de participer au défi? Il suffit de me faire parvenir votre billet peu importe le moyen (commentaires, courriel : lit.madame@gmail.com, etc.) et je le présenterai dans mon bilan mensuel.

Pour clore ce mois, je vous laisse sur un extrait du grand auteur allemand Thomas Mann à propos de Venise, la magnifique, pour bien faire la transition entre août et septembre!

L’air était calme et plein d’odeurs, le soleil dardait des rayons brûlants à travers les vapeurs qui teintaient le ciel de gris d’ardoise. On entendait le glouglou de l’eau qui battait les madriers et les murs. L’appel du gondolier, à la fois avertissement et salut, provoquait, par une singulière convention, une réponse dans le lointain du labyrinthe silencieux. Du haut des petits jardins suspendus, des ombrelles blanches et purpurines, sentant l’amande, retombaient sur les murailles délabrées. Les arabesques des embrasures de fenêtres se reflétaient dans l’eau trouble. Les degrés de marbre d’une église descendaient dans les flots; un mendiant, accroupi sur les marches, clamant sa misère, tendait son chapeau, en montrant le blanc de ses yeux comme s’il était aveugle; un marchand d’antiquités, debout devant son antre, invitait le passant avec des gestes serviles à s’arrêter, dans l’espoir de le duper. C’était Venise, l’insinuante courtisane, la cité qui tient de la légende et du traquenard, dont l’atmosphère croupissante a vu jadis une luxuriante efflorescence des arts et qui inspira les accents berceurs d’une musique aux lascives incantations. (p. 103-104)

Je vous souhaite un excellent mois de septembre! Au plaisir de vous lire!

Bien à vous,

Madame lit

MANN, Thomas.  La mort à Venise, Paris, Fayard, coll. Le livre de poche, 1971, 189 p.

logo_leslibrairesCet article contient des liens d’affiliation grâce à un partenariat avec la coopérative des Librairies indépendantes du Québec. Vous pouvez commander directement des livres par le biais du site Web des Libraires grâce à un lien sécurisé.

 

15 commentaires »

  1. Euh, je crois que tu m’as oubliée pour la littérature allemande 😉
    Cox ou la course du temps de Christoph Ransmayr (Autriche)
    https://pativore.wordpress.com/2018/08/02/cox-ou-la-course-du-temps-de-christoph-ransmayr/
    Le printemps des barbares de Jonas Lüscher (Suisse/Allemagne)
    https://pativore.wordpress.com/2018/08/17/le-printemps-des-barbares-de-jonas-luscher/
    Bon mois de septembre avec la littérature italienne 🙂

    Aimé par 1 personne

  2. C’est tellement émouvant de lire ce que tu as écrit en lien avec le message que tu as reçu suite à ton papier du livre québécois de Yvon Rivard.
    Tu as tellement raison de parler de la solitude de la personne qui écrit… Écrire un texte sur ton blogue sans jamais savoir qui va le lire…, qui va le commenter…

    Aimé par 1 personne

    • Oui… c’est un travail de moine mais en même temps, le blogue permet de lancer un appel dans l’univers ou encore de jeter une bouteille à la mer. Avoir de la rétroaction, créer des émotions, aider un être humain, c’est touchant, c’est incroyable, c’est beau. Merci!

      Aimé par 1 personne

  3. C’est magique ces petites connexion qui se produisent dans l’immensité de la toile. Et vos deux émotions qui résonnent me font un peu penser à ce que l’on peut parfois ressentir à la lecture d’un roman. Deux heureuses donc !

    Fut un temps, j’ai eu plusieurs coups de coeur pour la littérature allemande contemporaine mais j’ai eu du mal cette fois-ci à trouver des tentations. Ah, l’Italie, j’avais hâte que septembre commence !

    Aimé par 1 personne

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