Madame lit ses recommandations pour le prix Nobel

Chère lectrice, Cher lecteur,

Comme mars est amorcé et que pour le défi littéraire 2020 de Madame lit, durant ce mois, il faut lire un bouquin d’une écrivaine ou d’un écrivain ayant remporté le prix Nobel de littérature, j’ai décidé de concocter une liste présentant quelques auteurs s’étant vus décerner ce prestigieux prix. De plus, j’ai ciblé des écrivaines et des écrivains en proposant un livre afin que vous puissiez participer aussi au Mois de l’Europe de l’Est organisé par Eva, Patrice et Goran. J’espère que mes suggestions pourront vous aider dans votre préparation!

Tout d’abord, qu’est-ce que le prix Nobel de littérature? Selon Wikipédia :

Le prix Nobel de littérature (Nobelpriset i litteratur en suédois) récompense annuellement, depuis 1901, un écrivain ayant rendu de grands services à l’humanité grâce à une œuvre littéraire qui, selon le testament du chimiste suédois Alfred Nobel, « a fait la preuve d’un puissant idéal ».

Récompense considérée comme la plus prestigieuse et la plus médiatique au monde, le prix Nobel met en lumière un auteur et ses travaux. Il lui assure une promotion à l’échelle planétaire, une renommée internationale et une certaine aisance financière.

Alors, pour mars, continuons le défi avec une autrice ou un auteur ayant remporté ce prix littéraire fort convoité.

Sans plus tarder, voici les titres. J’ai cité l’extrait du site des Libraires. En cliquant sur le lien du livre, vous serez redirigé sur le site. Vous pouvez, si vous le désirez, commander le bouquin.


Quo vadis ? - Henryk Sienkiewicz

1905 : Henryk Sienkiewicz, Royaume de Pologne, Quo vadis ?

«Rome, Ier siècle de notre ère. Néron règne en maître absolu sur l’Empire. Alors que complots, débauches, banquets, orgies et jeux de pouvoir sont l’ordinaire de la haute société, le nouveau culte chrétien arrivé de Palestine essaime dans les bas-fonds. Au centre de cette rencontre frontale entre l’ancien monde païen et le monothéisme qui vient, naît un amour impossible entre la princesse barbare, mais néanmoins chrétienne, Lygie, et le noble Romain Marcus Vinicius. Quo vadis ? (qui signifie en latin « Où vas-tu ? ») est un chef-d’oeuvre du péplum qui met en scène le brillant Sénèque et le sceptique arbitre des élégances, auteur du Satyricon, Pétrone.»


1933 : Ivan Bounine, Russe blanc, Le Sacrement de l’amour

«Texte intégral révisé suivi d’une biographie d’Ivan Bounine, Prix Nobel de littérature. « Ce jour-là son amour subit une crise terrible. Dès lors, il cessa de suivre tous les changements qu’apportaient autour de lui le printemps et l’été proche. Il les voyait et même les sentait, ces changements, mais ils perdaient leur valeur propre et Mitia n’en tirait plus qu’une jouissance douloureuse: plus il faisait beau, plus il souffrait. Maintenant Katia était devenue une véritable hantise, elle était en tout et derrière tout, jusqu’à l’absurdité, et comme chaque journée nouvelle apportait cette confirmation toujours plus atroce que pour lui, Mitia, Katia n’existait presque plus, qu’elle était au pouvoir d’un autre, qu’elle accomplissait quelque action monstrueuse, donnant à un autre son moi et son amour qui devait appartenir entièrement à lui, Mitia, — alors tout dans l’univers fut contrarié, sembla inutile, douloureux, et d’autant plus inutile et plus douloureux que tout était plus beau. » — Le Sacrement de l’amour (L’Amour de Mitia)


1958 : Boris Pasternak, Union soviétique : Le docteur Jivago (forcé de refuser le prix)

«Ma charmante, mon inoubliable ! Tant que les creux de mes bras se souviendront de toi, tant que tu seras encore sur mon épaule et sur mes lèvres, je serai avec toi. Je mettrai toutes mes larmes dans quelque chose qui soit digne de toi, et qui reste. J’inscrirai ton souvenir dans des images tendres, tendres, tristes à vous fendre le cœur. Je resterai ici jusqu’à ce que ce soit fait. Et ensuite je partirai moi aussi. Un million d’exemplaires vendus en France. »

Pour lire mon article sur ce roman, cliquez sur Madame lit Le docteur Jivago


1961 : Ivo Andric, Yougoslavie, La chronique de Travnik

«Rien ne destinait la petite ville de Travnik, résidence du vizir turc de la province occupée de Bosnie, à entrer dans l’histoire. Un coin de terre oublié où cohabitent, tant bien que mal, musulmans, catholiques, juifs et orthodoxes. À la faveur de l’épopée napoléonienne, un diplomate français, Jean Daville y est envoyé comme consul. Voici le récit de son séjour – de 1806 à 1814 – l’occasion pour Andric d’offrir un somptueux tableau de sa terre d’origine au moment où, pour la première fois, elle s’ouvre à l’Occident. Au carrefour du roman historique, du récit intimiste et de la description ethnographique, ce livre est aussi une réflexion sur les méfaits de l’intolérance et des rivalités entre communautés. La Chronique de Travnik est considéré comme l’un des romans majeurs des littératures slaves contemporaines. »


1965 : Mikaïl Cholokhov, Union soviétique, Le Don paisible

«1912 sur les rives du Don, pays de steppe balayée par le vent, de marais, de roseaux, où vit un peuple rude de paysans-soldats. Le récit commence par une brûlante histoire d’amour qui n’obéit pas aux lois ancestrales. Et bientôt, autour du Cosaque Gregori Melekhov, de son amante Aksinia, de sa femme Natalia, de son village et de sa terre, le vent de l’Histoire se met à souffler. De 1914 à 1922 il balaie tout sur son passage : les destinées individuelles et le monde ancien sont entraînés dans la guerre étrangère, la Révolution, la guerre civile, les premières années du pouvoir soviétique. Grigori hésite d’un camp à l’autre, se bat finalement au côté des Blancs puis, au terme d’une décennie de tourmente, rentre au village de Tatarski dévasté. Ce livre connut un destin étrange : antibolchevique, il eut dans l’ex-URSS statut de livre officiel ; l’identité même de son auteur demeure incertaine. Pourtant il brille d’un éclat inaltérable. Comparé dès sa parution à Guerre et Paix de Tolstoï, il apparaît aujourd’hui comme un superbe roman de la grande lignée russe. Son universalité fait de cette geste cosaque un des chefs-d’œuvre du XXe siècle.»


1970 : Alexandre Soljenitsyne, Union soviétique : La maison de Matriona

«La traduction de ce chef-d’oeuvre est venue révéler en 1966 aux lecteurs français un autre territoire du continent Soljénitsyne. On y découvre l’attachement viscéral de l’auteur aux racines les plus profondes de l’âme de son grand pays à travers la simple histoire de Matriona, femme « humble et juste » dans l’isba de laquelle le narrateur – un instituteur à peine sorti d’un camp, avec qui l’auteur semble se confondre – trouve le refuge auquel il aspirait. Dans cette campagne, certes collectivisée, prolétarisée, survit encore l’esprit de la paysannerie. On a pu dire de ce livre qu’il avait été écrit pour l’éternité et il est vrai que dans ces quelques pages, la force évocatrice de Soljenitsyne atteint une incomparable intensité.« Un éloge de la vieille paysanne russe, aussi simple que sainte, un beau récit dans une veine campagnarde russissime. »Libération»


1996 : Wislawa Szymborska, Pologne, De la mort sans exagérer : poèmes 1957-2009

«Prix Nobel de littérature 1996, Wislawa Szymborska doit une grande partie de sa popularité en Pologne à la simplicité de son écriture. Elle décrit sur un ton ludique, teinté d’ironie légère, des scènes quotidiennes et des anecdotes qui tiennent lieu de début de réflexion sur le monde.»


2002 : Irme Kertész, Hongrie, Être sans destin

«De son arrestation, à Budapest, à la libération du camp, un adolescent a vécu le cauchemar d’un temps arrêté et répétitif, victime tant de l’horreur concentrationnaire que de l’instinct de survie qui lui fit composer avec l’inacceptable. Parole inaudible avant que ce livre ne la vienne proférer dans toute sa force et ne pose la question de savoir ce qu’il advient, quand l’homme est privé de tout destin, de son humanité. Imre Kertész ne veut ni témoigner ni « penser » son expérience mais recréer le monde des camps, au fil d’une impitoyable reconstitution immédiate dont la fiction pouvait seule supporter le poids de douleur. Cette oeuvre dont l’élaboration a requis un inimaginable travail de distanciation et de mémoire dérangera tout autant ceux qui refusent encore de voir en face le fonctionnement du totalitarisme que ceux qui entretiennent le mythe d’un univers concentrationnaire manichéen. »


2015 : Svetlana Aleksievitch, Biélorussie, Ensorcelés par la mort : Récits

«Après «Les cercueils de zinc», la journaliste S. Alexievitch livre les confessions de Russes qui ont découvert un beau jour, souvent au terme d’une vie de sacrifices, qu’ils ont été les dupes d’un mythe qui reposait sur leur aveuglement et se nourrissait de leur abnégation. Ces déçus du communisme ont tenté de se suicider ; certains y sont parvenus et c’est leur entourage qui témoigne.»


2018 : Olga Tokarczuk, Pologne, Les Pérégrins

«Alors, remue-toi, balance-toi, cours, file ! Si t’oublies ça, si tu t’arrêtes, il va t’attraper avec ses grosses pattes velues et faire de toi une marionnette. Il t’empestera de son haleine qui sent la fumée, les gaz d’échappement et les décharges de la ville. Il va transformer ton âme multicolore en une petite âme toute raplapla, découpée dans du papier journal.» La clocharde du métro de Moscou qui parle ici appartient aux Bieguny (les marcheurs ou pérégrins), une secte de l’ancienne Russie, pour qui le fait de rester au même endroit rendait l’homme plus vulnérable aux attaques du Mal, tandis qu’un déplacement incessant le mettait sur la voie du Salut. En une myriade de textes courts, Les Pérégrins, sans doute le meilleur livre d’Olga Tokarczuk, compose un panorama coloré du nomadisme moderne. Routards, mères de famille en rupture de ban, conducteur de ferry qui met enfin le cap sur le grand large : qu’ils soient fuyards ou conquérants, les personnages sont aux prises avec leur liberté, mais aussi avec le temps. Et ce sont les traces de notre lutte avec le temps que relève l’auteur aux quatre coins du monde : depuis les figures de cire des musées d’anatomie jusqu’aux méandres de l’Internet, en passant par les cartes et plans. À travers les lieux et les non-lieux de ses voyages, Olga Tokarczuk a rassemblé des histoires, des images et des situations qui nous éclairent sur un monde à la fois connu et absolument mystérieux, mouvant réseau de flux et de correspondances… Sans jamais nous laisser oublier que «le but des pérégrinations est d’aller à la rencontre d’un autre pérégrin».


Mes choix pour mars :

  • Pour participer au mois de l’Europe de l’Est, je lirai Les Pérégrins d’Olga Tokarczuk
  • Pour mon plaisir, je lirai Les vestiges du jour de Kazuo Ishiguro, lauréat du prix Nobel en 2017

J’espère que cette liste vous aidera à choisir un bouquin pour le défi littéraire! J’ai hâte de connaître celui qui bercera certaines de vos soirées de mars.

Bien à vous,

Madame lit

Source : Les libraires

Cet article contient des liens d’affiliation grâce à un partenariat avec la coopérative des Librairies indépendantes du Québec. Vous pouvez commander les livres mentionnés par le biais du site Web des Libraires grâce à un lien sécurisé.

Catégories: Défi 2020

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22 commentaires »

  1. Le prix Nobel a été créé par l’inventeur de la dynamite. Celui-ci a fait une fortune par le biais de cette invention, toutefois il désespérait à l’idée que l’on se remémore de lui comme le plus grand fossoyeur de l’histoire. L’idée lui est venue de récompenser la créativité des scientifiques de ce monde par le biais du prix qui porte son nom. Opération réussie, car bien peu de gens se rappelle de ses fameuses inventions.

    Aimé par 2 personnes

  2. Comme le disait Eva, merci beaucoup de lire les deux initiatives. La sélection que tu as faite est vraiment magnifique. J’ai lu un des titres que j’aurai le plaisir de publier dimanche. A très bientôt !

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