Madame lit ses recommandations livresques sur l’amitié

L’amitié est l’ombre de la soirée, qui augmente avec le crépuscule de la vie. Jean de La Fontaine

Chère lectrice, Cher lecteur,

En juillet, pour le Défi 2019 de Madame lit, il faut lire un roman ayant comme thème l’amitié. Nous pouvons ressentir de l’amitié pour un homme, une femme, un animal. La littérature nous offre de merveilleux personnages pour explorer cette thématique.

J’ai décidé de partager avec vous quelques titres pour vous donner envie de plonger dans un bouquin ou encore pour vous aider dans votre préparation. Si vous participez à ce mois, il importe de me faire parvenir le lien de votre billet dans les commentaires ou par courriel à lit.madame@gmail.com. Je vais mentionner votre participation dans mon bilan mensuel.

Sans plus tarder, voici des suggestions. J’ai cité l’extrait du site des Libraires (résumé ou premières lignes). En cliquant sur le lien du livre, vous serez redirigé sur le site. Vous pouvez, si vous le désirez, commander le bouquin.

L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante

«L’amie prodigieuse« Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l’obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile. »Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien quelles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l’école pour travailler dans l’échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s’éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition. Formidable voyage dans l’Italie du boom économique, L’amie prodigieuse est le portrait de deux héroïnes inoubliables qu’Elena Ferrante traque avec passion et tendresse.»

Confessions d’un gang de filles de Joyce Carol Oates

« Un quartier populaire d’une petite ville ouvrière de l’État de New York dans les années 1950. Cinq lycéennes – Maddy, la narratrice, Goldie, Lana, Rita et Legs -, pour survivre et se venger des humiliations qu’elles ont subies, concluent un pacte, à la vie, à la mort : elles seront le gang Foxfire. La haine, surtout celle des hommes, va les entraîner dans une impitoyable équipée sauvage. Dans une langue crue, précise et concrète, Joyce Carol Oates dépeint la «fureur de vivre» des cinq inséparables et leurs accès de générosité envers d’autres déshérités. Comme toujours chez l’auteur de Blonde, le Mal est d’autant plus vraisemblable qu’il nous ressemble…Laurent Cantet, Palme d’or à Cannes en 2008 (Entre les murs), a adapté le roman de Joyce Carol Oates pour le cinéma en 2013 sous le titre de Foxfire. »

Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas

« Dans Les Trois Mousquetaires revit toute l’Histoire : le Moyen Age parce que c’est une épopée chevaleresque ; le XVIIe siècle dominé par Richelieu fondateur de la France moderne ; le romantisme parce que des héros exceptionnels, qui ont disparu d’une société contemporaine dépoétisée, se réfugient dans le roman. L’auteur y a mis tout son art : la surprise, la vitesse, l’humour, la couleur, le sens du mystère et de la grandeur. Le lecteur se sent un instant aventureux comme d’Artagnan, séducteur comme Aramis, hercule comme Porthos, profond comme Athos, poète comme Dumas.»

Sur la route de Jack Kerouac

«Récit nostalgique de quelques équipées transcontinentales de Sal Paradise et de Dean Moriarty.»

La vie devant soi de Romain Gary

«Signé Ajar, ce roman reçut le prix Goncourt en 1975. Histoire d’amour d’un petit garçon arabe pour une très vieille femme juive : Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que «ça ne pardonne pas» et parce qu’il n’est «pas nécessaire d’avoir des raisons pour avoir peur». Le petit garçon l’aidera à se cacher dans son «trou juif», elle n’ira pas mourir à l’hôpital et pourra ainsi bénéficier du droit sacré «des peuples à disposer d’eux-mêmes» qui n’est pas respecté par l’Ordre des médecins. Il lui tiendra compagnie jusqu’à ce qu’elle meure et même au-delà de la mort.»

Pour lire ma chronique sur ce magnifique récit rempli d’humanisme, cliquez sur La vie devant soi.

L’imparfaite amitié de Mylène Bouchard

« La nuit où la célèbre goélette L’Amanda Transport brûlait, Amanda Pedneault naissait sur l’Île-aux-Coudres. Sur ce morceau de terre flottant, lieu des premières conquêtes, elle a hérité du courage des femmes et des navigateurs de sa descendance. Solide charpente prête à tout risquer pour l’aventure, canot ivre dans les vagues mouvementées de l’amour et de l’amitié, la jeune fille a couru plusieurs lièvres à la fois, a voulu aller vivre loin. Vingt ans plus tard, installée à Prague, mariée et devenue mère, Amanda veut étirer son exil vers un nouvel ailleurs. À l’occasion d’un pacte confidentiel, elle décide de partir, avec pour toutes amarres, le récit de sa vie qu’elle donnera à sa fille, Sabina. Dans tout ce qui compte, il n’y a qu’une chose à retenir : il faut, à travers le temps qui passe, aimer très fort.»

Le nez qui voque de Réjean Ducharme

« Je suis un joyeux luron. J’aime la vie. Je veux la vie et j’ai la vie. Je prends d’un seul coup toute la vie dans mes bras, et je ris en jetant la tête en arrière, sans compter que les haches dont elle est hérissée font gicler le sang. »

Pour découvrir mon article sur Réjean Ducharme, cliquez sur Le nez qui voque.

Les grand-mères de Doris Lessing

«Pendant un été au bord de la mer, Lil et Roz, deux femmes mûres et encore belles, sont amies depuis toujours. Mais l’affection qu’elles se portent s’est doublée peu à peu d’un amour très fort de chacune pour le fils de l’autre, marié et père de famille… Un roman sur les amours scandaleuses, qui prend la défense de la liberté d’aimer contre le poids des conventions sociales. »

Pour lire ma chronique sur ce roman, cliquez sur Les Grand-mères.

Fugueuses de Suzanne Jacob

«Le nouveau roman de Suzanne Jacob est une saga familiale condensée où la conscience du destin, de l’amour, du désir, de l’échec et de la liberté est traduite dans une langue limpide qu’éclaire un irrésistible humour. La romancière qui nous a donné L’Obéissance et Rouge, mère et fils évoque ici les jeux mystérieux, souvent cruels, de la transmission. Fugueuses montre comment certains de ces sortilèges de la filiation peuvent être rompus. Nathe et Alexa ont saisi l’occasion de la mystérieuse maladie de leur mère pour mener leur barque et s’aventurer, chacune à sa manière et à l’insu de l’autre, au-delà des limites de Carouges, le village où elles vivent, au bord du fleuve. En compagnie de leur ami Ulysse, les adolescentes prennent la route pour le Nord, jusqu’au pays de l’autre versant, là où les eaux des rivières coulent vers un autre océan, déclenchant l’ébranlement des fausses vérités et des vrais mensonges qui courent à travers quatre générations, de l’aïeule Blanche à ses arrière-petites-filles. Nathe et Alexa atteignent enfin Aiguebelle où les événements se bousculent, obligeant Nathe à prendre la direction des opérations. En effet, Blanche, son arrière-grand-mère, et la vieille Inuite Aanaq ont besoin d’elle et de la complicité d’Ulysse pour que s’accomplisse, de toute urgence, la dernière fugue. Lire la critique de La Presse- Lire l’entretien accordé au Devoir ».

La Porte de Magda Szabo

« La Porte « C’est moi qui ai tué Emerence. Je voulais la sauver, non la détruire, mais cela n’y change rien. » La Porte est une confession. La narratrice y retrace sa relation avec Emerence Szeredás, qui fut sa domestique pendant vingt ans. Tous les oppose : l’une est jeune, l’autre âgée ; l’une sait à peine lire, l’autre ne vit que par les mots ; l’une est forte tête mais d’une humilité rare, l’autre a l’orgueil de l’intellectuelle. Emerence revendique farouchement sa liberté, ses silences, sa solitude, et refuse à quiconque l’accès à son domicile. Quels secrets se cachent derrière la porte ?Chef-d’oeuvre de la littérature hongroise dont le succès fut mondial, prix Femina étranger en 2003, La Porte a été élu meilleur livre de l’année 2015 par le New York Times. »

Pour lire mon billet sur ce sublime roman, cliquez sur La Porte.

Qu’avons-nous fait de nos rêves ? de Jennifer Egan

« Dans la luxueuse berline qui l’emmène à sa maison de disques, Bennie avale les paillettes d’or censées réveiller sa libido en berne. Qu’est devenu le jeune punk qui ne vivait que pour la musique et la scène ? Bientôt, son groupe sera de nouveau réuni. À ce tournant de leurs vies, si éloignées de leurs rêves de jeunesse, Bennie, Lou, Bosco et Marty s’interrogent…»

J’espère que cette liste vous aidera à choisir un bouquin pour le défi littéraire! J’ai hâte de connaître celui qui bercera certaines de vos soirées de juillet. Alors, l’amitié est à l’honneur pour embellir notre été !

Mes choix :

  • L’imparfaite amitié de Mylène Bouchard
  • Qu’avons-nous fait de nos rêves? de Jennifer Egan

Bien à vous,

Madame lit

Source : Les libraires

Leslibraires.ca

Cet article contient des liens d’affiliation grâce à un partenariat avec la coopérative des Librairies indépendantes du Québec. Vous pouvez commander les livres mentionnés par le biais du site Web des Libraires grâce à un lien sécurisé.

9 commentaires »

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