Madame lit ses recommandations pour les prix Femina

Chère lectrice, Cher lecteur, 

En août, pour le défi 2020 de Madame lit, il faut plonger dans l’univers d’un roman d’une autrice ou d’un auteur ayant remporté le prix Femina.

Tout d’abord, qu’est-ce que le prix Femina?

Selon Wikipédia :

«Le prix Feminan 1 est un prix littéraire français, créé en 1904 par vingt-deux collaboratrices du magazine La Vie heureuse, afin de constituer une contre-proposition au prix Goncourt, jugé misogyne en raison notamment de son attribution, cette année-là, à Léon Frapié, aux dépens de la favorite Myriam Harry (la première femme récipiendaire du prix Goncourt sera Elsa Triolet, en 1944)1. Le prix est attribué chaque année par un jury exclusivement féminin, le premier mercredi de novembre à l’hôtel de Crillon à Paris. Il récompense une œuvre de langue française écrite en prose ou en vers.»

Alors, pour août, continuons le défi avec une autrice ou un auteur ayant remporté ce prestigieux prix littéraire.

Sans plus tarder, voici les titres. J’ai cité l’extrait du site des Libraires. En cliquant sur le lien du livre, vous serez redirigé sur le site. Vous pouvez, si vous le désirez, commander le bouquin.


1910 – Marie-Claire de Marguerite Audoux

« Née à Sancoins, dans le Berry, en 1863, Marguerite Audoux se nommait en réalité Don Quichotte, patronyme attribué par un employé facétieux de l’Assistance publique à son père qui était un enfant trouvé. Elle raconte dans Marie-Claire son enfance de bergère orpheline en Sologne, donnant la parole à un petit peuple qui ne l’avait jamais eue. Dix ans après le succès triomphal de ce livre, elle lui donne une suite, où elle décrit sa «montée à Paris». La solitude, la misère, le mal y sont évoqués avec la même bouleversante économie de moyens que dans Marie-Claire. Deux chefs-d’oeuvre indissociables. »


1931 – Vol de nuit d’Antoine de Saint-Exupéry

« Ainsi les trois avions postaux de la Patagonie, du Chili et du Paraguay revenaient du sud, de l’ouest et du nord vers Buenos Aires. On y attendait leur chargement pour donner le départ, vers minuit, à l’avion d’Europe. Trois pilotes, chacun à l’arrière d’un capot lourd comme un chaland, perdus dans la nuit, méditaient leur vol, et, vers la ville immense, descendraient lentement de leur ciel d’orage ou de paix, comme d’étranges paysans descendent de leurs montagnes.Rivière, responsable du réseau entier, se promenait de long en large sur le terrain d’atterrissage de Buenos Aires. Il demeurait silencieux car, jusqu’à l’arrivée des trois avions, cette journée, pour lui, restait redoutable…»


1947 – Bonheur d’occasion de Gabrielle Roy

« Dans le quartier montréalais de Saint-Henri, un peuple d’ouvriers et de petits employés canadiens-français est désespérement en quête de bonheur. Florentine croit avoir trouvé le sien dans l’amour ; Rose-Anna le cherche dans le bien-être de sa famille ; Azarius fuit dans le rêve ; Emmanuel s’enrole ; Jean entreprend son ascension sociale. Chacun, à sa manière, invente sa propre voie de salut et chacun, à sa manière, échoue. Mais leur sort est en même temps celui de million d’autres, non seulement à Montréal mais partout ailleurs, dans un monde en proie à la guerre. Cette nouvelle édition de Bonheur d’occasion présente le texte définitif de l’oeuvre conforme à celui de l’Édition du centenaire des Oeuvres complètes de Gabrielle Roy. »

Pour lire mon billet relié, entre autres, à ce roman, cliquez sur Bonheur d’occasion.


1968 – L’Oeuvre au Noir de Marguerite Yourcenar

« En créant le personnage de Zénon, alchimiste et médecin du XVIe siècle, Marguerite Yourcenar, l’auteur de Mémoires d’Hadrien, ne raconte pas seulement le destin tragique d’un homme extraordinaire. C’est toute une époque qui revit dans son infinie richesse, comme aussi dans son âcre et brutale réalité ; un monde contrasté où s’affrontent le Moyen Age et la Renaissance, et où pointent déjà les temps modernes, monde dont Zénon est issu, mais dont peu à peu cet homme libre se dégage, et qui pour cette raison même finira par le broyer. L’Œuvre au Noir a obtenu en 1968 le prix Femina à l’unanimité. Ce livre a été traduit dans quinze langues. »


1982 – Les fous de Bassan d’Anne Hébert

Griffin Creek, un village du Québec, situé là où le fleuve devient immense comme la mer. C’est un lieu étrange et presque hors du monde. Un soir de l’été 1936, Olivia et Nora, deux adolescentes enviées ou désirées pour leur beauté, disparaissent près du rivage. À travers la voix et les lettres de différents personnages, c’est une tragédie qui se joue, bouleversant ce village figé dans la tradition et le respect des Commandements.«Il y a certainement quelqu’un qui m’a tuée. Puis s’en est allé. Sur la pointe des pieds.» Le Figaro« L’une des figures marquantes de la littérature québécoise.» Le Figaro «L’un des meilleurs auteurs de langue française.» Le Monde des livres

Pour lire mon article sur ce roman, cliquez sur Les fous de Bassan.


1988 – Le Zèbre d’Alexandre Jardin

« Gaspard Sauvage, dit le Zèbre, refuse de croire au déclin des passions. Bien que notaire de province, condition qui ne porte guère aux extravagances, le Zèbre est de ces irréguliers qui vivent au rythme de leurs humeurs fantasques. Quinze ans après avoir épousé Camille, il décide de ressusciter l’ardeur des premiers temps. Prix Femina 1988. »


1993 – L’Oeil du silence de Marc Lambron

« En 1925, elle est à New York un mannequin vedette de Vogue. Cinq ans plus tard, à Paris, elle est une égérie du surréalisme, amie de Man Ray, interprète de Cocteau. On la retrouve au Caire, épouse d’un richissime égyptien, puis à Londres pendant le Blitz. En 1944, photographe, elle est l’une des deux femmes accréditées auprès de l’US Army pour suivre les combats de la libération de Paris et de l’Alsace. Elle parcourra ensuite inlassablement l’Europe en ruines, laissant une oeuvre photographique de premier ordre.Elle s’appelle Lee Miller. Le romancier de La Nuit des masques s’est passionné pour cette destinée d’une femme libre, refusant d’être figée dans sa beauté. Il en a fait une étincelante fresque de notre siècle, couronnée par le prix Femina 1993. »


2006 – Lignes de faille de Nancy Huston

« Je tiens la main de m’man, sa main est avec moi à New York mais sa tête sillonne encore la planète : sans même nous demander comment on va, elle se met à parler à toute berzingue. Sa voix ne promet rien de bon alors je laisse les mots se produire là-haut, au niveau de la bouche des grandes personnes, pendant que moi je reste près du sol à étudier les milliers de pieds qui courent dans tous les sens. Je pense à ce qui se passerait si une bombe était lâchée sur JFK et que tous ces gens étaient soudain morts ou démembrés en train de patauger dans des flaques de sang. Ma chauve-souris me dit de monter le son des avions bombardiers le plus possible dans ma tête… N. H. »


2014 – Bain de lune de Yanick Lahens

« C’est l’histoire d’Olmène, de Dieudonné et de Cétoute… L’histoire des lignées Lafleur et Mésidor qui, malgré le ressentiment, s’entre-mêlent. À travers eux, c’est l’histoire d’Haïti, habité par les divinités vaudoues Loko, Agwé, Lasirenn, et mutilé par les débordements de violence. Un jour, sur une plage d’Anse Bleue, leur village où terre et eaux se confondent, Cétoute est retrouvée expirante…»


2019 – Par les routes de Sylvain Prudhomme

« Récit évoquant la force de l’amitié et du désir ainsi que le vertige devant la multitude des existences possibles. »


Mes choix pour août :

  • Lignes de faille de Nancy Huston
  • Par les routes de Sylvain Prudhomme

J’espère que cette liste vous aidera à choisir un bouquin pour le défi littéraire! J’ai hâte de connaître celui qui bercera certaines de vos soirées en août.

Bien à vous,

Madame lit

Source : Les libraires

Cet article contient des liens d’affiliation grâce à un partenariat avec la coopérative des Librairies indépendantes du Québec. Vous pouvez commander les livres mentionnés par le biais du site Web des Libraires grâce à un lien sécurisé.

Catégories: Défi 2020

Tagged as: , ,

12 commentaires »

    • Je l’ai déjà lu il y a quelques années et j’avais adoré. J’ai hâte de connaître tes impressions! 🙂 Il ne faut pas hésiter à revenir placer ton lien sous cet article et je vais l’inclure dans mon bilan. Au plaisir!

      J'aime

  1. J’avais oublié ton défi mais il se trouve que, sans le vouloir, j’ai pris de l’avance car je viens de terminer Les fous de Bassan (entièrement grâce à ta recommandation de l’année dernière). Mon billet paraîtra fin juillet.
    Bonheur d’occasion a été une autre belle découverte de littérature québécoise.
    Enfin, je vois que ma bibliothèque préférée a le livre de Marguerite Audoux, que je ne connaissais pas et que je m’empresse de noter. Merci!

    Aimé par 1 personne

Répondre à Bibliofeel Annuler la réponse.

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s