Madame lit sur les couples littéraires mythiques québécois

Chère lectrice, Cher lecteur, 

Qu’est-ce qui fait que des personnages marquent l’inconscient collectif? Au Québec, nous avons quelques amoureux mythiques dans nos romans. En fait, j’ai relevé trois couples qui font partie de nos racines, qui font rêver par le biais de leur passion, qui animent nos pas grâce à leur destin tourmenté. Je me permet de les aborder. 

Maria Chapdelaine - Louis Hémon
  1. Maria Chapdelaine et François Paradis 

Le roman Maria Chapdelaine de Louis Hémon a été publié pour la première fois en 1913. Depuis, il a été vendu à plus de 20 millions d’exemplaires. Dans ce dernier, la jeune Maria tombe amoureuse du beau François Paradis, un coureur des bois épris de liberté. Est-ce parce que le mythe de la femme qui attend son homme parti travailler dans la forêt fait partie de nous? Reviendra-t-il? L’homme choisira-t-il un mode sédentaire pour sa belle? Il est incontestable que ce couple continue à faire rêver les gens d’ici en raison des choix déchirants qui les ont animés.

D’ailleurs, dans le roman, on retrouve cette citation : 

«Et nous nous sommes maintenus, peut-être afin que dans plusieurs siècles encore le monde se tourne vers nous et dise : Ces gens sont d’une race qui ne sait pas mourir… Nous sommes un témoignage».

Mais encore, on aime ici les descriptions de l’amour mêlées à celles de la nature. La nature permet de parler de ses sentiments.

«François Paradis regarda Maria à la dérobée, puis détourna de nouveaux ses yeux en serrant très fort ses mains l’une contre l’autre. Qu’elle était donc plaisante à contempler ! D’être assis auprès d’elle, d’entrevoir sa poitrine forte, son beau visage honnête et patient, la simplicité franche de ses gestes rares et de ses attitudes, une grande faim d’elle lui venait et en même temps un attendrissement émerveillé, parce qu’il avait vécu presque toute sa vie rien qu’avec d’autres hommes, durement, dans les grands bois sauvages ou les plaines de neige.» 

Les filles de Caleb (coffret T.1-2-3) - Arlette Cousture

2. Émilie Bordeleau et Ovila Pronovost

Les filles de Caleb a été un gros succès au Québec. La trilogie a été vendue à plus d’un million et demi d’exemplaires. Ce succès repose tout d’abord sur l’histoire d’amour entre une institutrice de rang, Émilie Bordeleau et l’un de ses étudiants, Ovila Pronovost, qui deviendra un coureur des bois. Le succès repose également sur son adaptation à la télévision mettant en scène un magnifique Roy Dupuis dans le rôle d’Ovila et une Marina Orsini inoubliable en Émilie Bordeleau. 

«— Quand je t’ai marié, Ovila, c’était parce que toi tu voulais prendre soin de moi. Si c’était trop difficile, tu avais juste à rester vieux garçon. J’aurais survécu. […]

Ovila hocha la tête, posa sa valise et vint l’embrasser dans les cheveux.

— Je sais que tu peux pas comprendre, Émilie, mais je t’aime. Bien mal, mais je t’aime, ma belle brume.

Émilie se leva pour regarder par la fenêtre. Elle avait lu son chagrin dans ses grands yeux pleins de larmes. Où était son Ovila? Son beau grand fou? Et elle, où était-elle?»

Ce couple encore une fois aborde le thème de la femme qui attend son homme. Un amour passionné anime la relation entre les deux. Cet amour transige avec l’appel de la forêt, de la liberté et de la famille.

Le goût du bonheur : Trilogie - Marie Laberge

3. Adélaïde et Nic 

Avec sa trilogie Le goût du bonheur, Marie Laberge offre un couple merveilleux, celui d’Adélaïde et de Nic. Je me souviens que j’étais amoureuse de Nic lors de ma lecture. Peut-on ressentir des sentiments pour des personnages? Je crois que c’est le plus beau personnage masculin que j’ai rencontré dans un livre. Une histoire d’amour marquée par les drames, par la confiance, par le respect, par l’amour. 

«Peu importent les usages qui prévalent ou l’éducation qu’elle a reçue, force lui est de constater et d’admettre que l’amour n’est pas du tout la chose simple, limpide et éternelle dont parlent parfois les chansons. L’amour est parfois beaucoup plus complexe et malgré les apparences, qu’il ne soit pas singulier n’en fait pas un sentiment inférieur.»

Je tenais à présenter un article sur des couples de la littérature québécoise. 

En ajouteriez-vous d’autres? 

Bien à vous, 

Madame lit

Cet article contient des liens d’affiliation grâce à un partenariat avec la coopérative des Librairies indépendantes du Québec. Vous pouvez commander les livres mentionnés par le biais du site Web des Libraires grâce à un lien sécurisé.

14 commentaires »

  1. Le couple que je connaissais était Maria Chapdelaine et François Paradis. Ce livre était dans la bibliothèque de ma maman. Sur la planche du haut, une histoire d’amour n’était pas pour les enfants (Les deux gros volumes du Larousse et Les livres de la Comtesse de Ségur, eux, nous étaient accessibles). J’ai lu ce livre, après le décès de maman, en découvrant les richesses de sa bibliothèque dont toutes les planches étaient à portée de mains de l’adulte devenu. Tu me donnes envie de le relire.

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