Madame lit et le confinement

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«Quand je pense à tous les livres qu’il me reste à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux.» Jules Renard 

Chère lectrice, Cher lecteur, 

Je me sens un peu mal à l’aise de présenter cet article, car je ne voudrais pas être mal perçue. Je l’ai rédigé avec mon coeur, avec mes tripes. Avec la pandémie qui afflige nos vies avec les différentes vagues auxquelles nous sommes confrontés peu importe le pays d’où nous venons, je voulais partager avec vous ma façon de traverser cette épreuve qui perdure. La littérature a toujours été présente pour m’aider à vivre et ce depuis l’enfance. Quand je regarde ma bibliothèque et les livres qu’il me reste à lire, je sais que je suis heureuse. Acheter un livre me rend heureuse. Aller à ma bibliothèque municipale me rend heureuse. Tourner des pages m’anime. Alors, même si je suis affligée d’une terrible maladie m’empêchant de travailler, la littérature m’aide à survivre. J’ai hâte de plonger dans la prochaine histoire; j’ai envie de partager un article sur ma lecture, j’écris dans un cahier les citations que je trouve belles tributaires du roman que je suis en train de dévorer. Pour moi, c’est tout ça qui m’incite à lire. C’est cette passion qui m’anime à vouloir vivre avec des romans. Alors, je remercie la vie de m’avoir donné ce désir de vouloir en découvrir toujours plus, de vouloir voyager davantage dans les univers des uns, puis des autres. La littérature a tant à nous apporter. Elle peut guérir notre âme, illuminer notre esprit, vivre des émotions, comprendre l’être humain.

Je voudrais tant aider les humains m’entourant en leur communiquant mon amour pour les livres. Je voudrais dire aux autres qu’un livre n’est pas nécessairement une recette du bonheur. Au contraire, il nous apprend ce qu’est la vie, ce que sont les passions, ce qui a constitué notre Histoire. Il faudrait revenir aux morales véhiculées dans les contes de fées. Tout n’est pas rose. Bien au contraire, ils nous enseignent que la vie n’est qu’épreuve. Cendrillon n’a pas eu la vie facile avec sa marâtre tout comme Blanche-Neige qui devait vivre avec 7 nains, car sa belle-mère voulait la tuer.

Alors, je regarde le confinement du haut de ma maladie et je me dis : «Heureusement, il me reste tant à lire…». Cette pensée provoque une joie en moi. Cette pensée me réconforte. Cette pensée m’accompagne, malgré tout. 

Je sens autour de moi un découragement. Je sens autour de moi de la désespérance. Je sens autour de moi des soucis reliés à la crise économique. Je ne veux pas être moralisatrice. Je veux juste parler de mon expérience par rapport à la littérature. 

Comme le mentionne Claude Roy dans Défense de la littérature? :

« La littérature est parfaitement inutile : sa seule utilité est qu’elle aide à vivre». 

Cette façon de percevoir la littérature me rejoint. La langue, les mots, les histoires me permettent de trouver un sens à mon existence, de renouer avec la beauté de la vie, de croire encore qu’il y a un ailleurs meilleur.

La littérature peut-elle me sauver? 

Oui. Et elle l’a déjà fait. Elle continue de le faire.

À cet égard, j’ai hâte de lire les romans suivants : 

Ce n’est que quelques uns des livres qui se retrouvent dans ma bibliothèque et qu’il me tarde de découvrir. 

Voici quelques recommandations en fonction de votre état d’âme.

La littérature comme salut? Oui et j’y adhère. Quand je lis un poème, je me dis que le monde est beau et que l’Art peut guérir de tout.

«Souviens-toi d’un pays comme moi mensonger

Je te l’avais offert avant que de le prendre

Je croyais le tenir, le connaître, l’entendre

Et dans mon propre corps j’étais un étranger

Mais j’apprends chaque jour que nommer ma planète

C’est trouver pour ta lèvre un mot qui soit un nom

Et mon astre battra au bout de ta lunette

Quand tu sauras d’un mot inventer ta saison»

Gilles Vigneault, Les vieux mots

Et vous? Quels sont les livres qui vous aident à vivre? Quel livre conseilleriez-vous à votre prochain pour l’aider durant cette pandémie et pourquoi?

Bien à vous, 

Madame lit

20 commentaires »

  1. Cet article sort du cœur… J’espère que tu vas bien, je ne te savais pas malade et j’en suis désolé pour toi. Je ne sais pas quel livre conseiller, car mes lectures sont assez sombres et les gens ne veulent pas de ça en ce moment. Je te souhaite beaucoup de courage…

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  2. Courage dans cet épreuve… ton article fait étrangement écho à mon cœur, j’ai eu une conversation récemment avec un ami qui me demandait pourquoi je lisais. J’aime être chamboulée, recevoir toutes ses émotions, pas seulement lire des choses agréables j’aime me confronter au mal, à la dureté des situations. J’aimerai moi aussi pouvoir transmettre au plus grand nombre cette passion. Quand j’entends dire que lire n’est pas un loisirs, que ça ne sers à rien, cela me fend le cœur car comment leur expliquer tout ce qui peut nous traverser en lisant des lignes….

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    • Je comprends tellement…et en ce temps de confinement, il s’avère essentiel de trouver un moyen de rejoindre la beauté. Il y a beaucoup de personnes découragées, désespérées et il importe de chercher à aider son prochain. Merci!

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  3. Je ne savais pas que la maladie est entré en toi. 😢😢😢. Je pense a Claude qui ait un dévoreur de livres. Et qui depuis son avc est triste de ne pouvoir se replonger dans le beau monde imaginaire de la lecture.

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    • Il peut toujours louer des livres audio? J’ai une amie qui est une adepte et elle en vante les mérites. C’est le conseil que je transmets à Claude et ainsi, il pourra à nouveau voyager dans des univers magnifiques. Bon courage à vous deux! Bisous!

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  4. Je me suis souvent dit pendant la pandémie: « Une chance que nous avons nos livres »!
    Les livres et la nature (et par ricochet mon jardin) ça me sauve la vie.
    Alors je conseillerais des livres sur la nature, des histoires qui se déroule en pleine nature, histoire de jumeler les deux!

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  5. Quel bel article, un article qui émeut qui te connaît et qui te suit! Les deux dernières lignes où tu évoques la langue, les mots, les histoires me semblent un petit bijou. Un livre ce n’est pas qu’une histoire et tu le dis si bien dans tes articles.
    Et que dire de ces livres dont tu fais mention è la fin de ton papier… Tu parles avec ton coeur et c’est merveilleux.

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    • Merci beaucoup. J’essaye de motiver les gens à lire. Durant cette pandémie, il importe plus que jamais d’essayer dans la mesure du possible d’aider son prochain. Même si je suis malade, je veux transmettre un peu d’espoir par le biais de mes mots et de mes lectures.

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  6. Voilà une belle leçon d’optimisme. Bravo pour votre force face à l’adversité et courage !
    Je pense comme vous qu’il y a des livres capables de changer des vies. J’ai d’ailleurs écrit un roman avec l’espoir d’éviter à certains de passer à côté de la chance sans même la remarquer (cf. https://chantal-vervaet.jimdofree.com/rideau/). C’est un peu utopique, mais c’est bon pour le moral de penser qu’on peut être utile à d’autres en partageant ce que la vie nous a appris. Cela donne un sens à ce qu’on a vécu. Bref, c’est du win-win, comme on dit de nos jours (enfin, peut-être pas au Québec, où on préfère éviter les anglicismes).

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    • Merci beaucoup d’avoir partagé le lien menant à votre livre. J’espère que les internautes iront le consulter. Au Québec on va plutôt dire «gagnant-gagnant». Je remarque qu’en France, on retrouve beaucoup d’anglicismes. C’est dommage…et ce, même dans les titres d’émission à la télévision comme «The Voice». Ici, on emploie «La Voix» pour nommer cette émission. Au plaisir!

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      • Il n’y a vraiment pas de quoi. A vrai dire, je suis plutôt ennuyée de cette « auto-publicité ». Je n’étais pas venue là pour ça, mais étant donné la question que vous posiez c’était difficile de passer à côté.
        Je comprends bien que les Québécois se battent pour la survie du français. Certains anglicismes me dérangent moins que d’autre. Par exemple quand un scientifique invente un nouveau concept, on peut se poser la question de l’intérêt de le traduire dans toutes les langues plutôt que d’utiliser dans le monde entier le nom qu’il lui a donné. Par contre, la nouvelle lubie de la télé belge, à savoir des émissions pour les « kids » m’énerve prodigieusement. Dans le même genre, de ce côté de l’Atlantique, on peut dire sans soucis que quelqu’un est « black », ce sera pris plutôt positivement, mais ne vous avisez surtout pas de dire qu’il est noir, vous seriez vue comme un abominable raciste. L’homme – quelle que soit sa couleur – est décidemment un drôle d’animal !
        Bonne journée.

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