Madame lit des suggestions belges!

Défi_litt_2018_bonChère lectrice, Cher lecteur,

Comme le mois consacré à la littérature belge approche à grands pas (avril) pour le Défi Madame lit des livres du monde, j’ai préparé une liste pour stimuler votre désir de plonger dans un univers tributaire de ce pays. Vous pouvez lire un essai, un roman, un recueil de poésie, une BD, une pièce de théâtre. Il faut ouvrir toutes les portes du domaine littéraire! Aussi, Anne et Mina organise Le Mois belge, donc, avec votre lecture, vous pouvez y participer également!  Vous pouvez cliquer sur Le Mois belge d’Anne et Mina pour connaître tous les détails.

Sans plus tarder, voici quelques titres. J’ai cité l’extrait du site de Bookwitty pour chaque livre (résumé ou premières lignes). En cliquant sur le lien du livre, vous serez redirigé sur le site de Bookwitty. Vous pouvez, si vous le désirez, commander le livre. La livraison s’avère gratuite

Stupeur_tremblements1.Stupeur et tremblements d’Amélie Nothomb, grand prix du roman de l’Académie française 1999

«Au début des années 90, la narratrice est embauchée par Yumimoto, une puissante firme japonaise. Elle va découvrir à ses dépens l’implacable rigueur de l’autorité d’entreprise, en même temps que les codes de conduite, incompréhensibles au profane, qui gouvernent la vie sociale au pays du Soleil levant. D’erreurs en maladresses et en échecs, commence alors pour elle, comme dans un mauvais rêve, la descente inexorable dans les degrés de la hiérarchie, jusqu’au rang de surveillante des toilettes, celui de l’humiliation dernière. Une course absurde vers l’abîme – image de la vie -, où l’humour percutant d’Amélie Nothomb fait mouche à chaque ligne. Entre le rire et l’angoisse, cette satire des nouveaux despotismes aux échos kafkaïens a conquis un immense public et valu à l’auteur d’Hygiène de l’assassin le grand prix du roman de l’Académie française en 1999.»

Bourgmestre_Furnes2. Le bourgmestre de Furnes de Simenon

«Dans la très ancienne ville de Furnes, en Flandre-Occidentale, tiraillée entre le progrès venu d’Amérique et les souvenirs du Moyen Âge, le bourgmestre s’impose par son autorité, sa rigidité. C’est un personnage sûr de lui que le doute n’effleure pas. Pourtant un jour, le  » baas  » (le maître, le patron), comme on l’appelle, se dépouille de sa carapace sociale pour connaître la passion et la déchéance. »

 

Boulevrad_périphérique3. Le boulevard périphérique d’Henry Bauchau, prix du livre Inter 2008

«Paris, 1980. Alors qu’il accompagne sa belle-fille dans sa lutte contre un cancer, le narrateur se souvient de Stéphane, son ami de jeunesse, qui au début de la guerre l’avait initié à l’escalade et au dépassement de la peur. Entré dans la Résistance, puis capturé par un officier nazi le colonel Shadow, il est mort dans des circonstances jamais vraiment élucidées. Mais Shadow, à la fin de la guerre, s’est fait connaître du narrateur. Son intangible présence demeure en lui, elle laisse affleurer les instants ultimes, la mort courageuse héroïque, peut-être de Stéphane. Et la réalité contemporaine (les visites à l’hôpital, l’anxiété des proches, les minuscules désastres de la vie ordinaire) reçoit de ce passé un écho d’incertitude et pourtant d’espérance. »

pellas-melis4. Pelleas et Mélisande de Maurice Maeterlinck, prix Nobel de littérature 1911

« Une variation supérieure sur l’admirable vieux mélodrame », notait Mallarmé à propos de Pelléas, dont l’intrigue, effectivement, peut sembler bien conventionnelle : le Prince Golaud recueille à l’orée d’un bois une jeune fille dont il va faire son épouse. Mais c’est du frère de Golaud, Pelléas, que Mélisande tombe amoureuse, et le destin fatal qui pèse sur les personnages les mènera inévitablement à la désolation. La fable cependant n’est ici que prétexte à dérober au silence ses secrets. Universellement célèbres au début de ce siècle, grâce notamment à l’opéra de Debussy, les ombres de Pelléas et Mélisande nous reviennent dans leur innocence inquiète. »

Balade_macabre5.La Balade du Grand Macabre de Michel de Ghelderode

«La Balade du Grand Macabre (1935), du grand écrivain d’origine flamande, est une farce foisonnante, truculente, fleurie, qui reprend un thème ancien, celui de la mort en personne venue «se balader  » sur terre pour faucher tous les vivants, et se laissant entraîner à boire au point de passer elle-même pour morte. C’est en Breugellande, pays de Bruegel, que se déroule l’aventure, et ce sont de joyeux drilles qui enivrent la Mort, la croient morte, et se croient morts eux-mêmes au terme d’une prétendue fin du monde. Mais la Mort n’était qu’un fou qui se prenait pour elle ; le pays est débarrassé des méchants, morts de peur ; seuls survivent les joyeux compagnons, et deux amoureux qui referont le monde. Tout finit par la victoire de la vie et de l’espoir. »

6. LHomme_35 milliards’homme qui valait 35 milliards de Nicolas Ancion

«Partout en Europe, les hauts-fourneaux cessent de fumer. Les ouvriers dégustent, les actionnaires se régalent. Alors Richard, lui aussi, délocalise, diversifie. D’artiste un peu raté, il donne dans le kidnapping. Et voilà Lakshmi Mittal, richissime géant de l’acier, embarqué en camionnette pour le plus étrange des happenings politico-abstraits. Car le rapt, en soi, est une oeuvre d’art. Dollars ? Ou du cochon ? Révolution ? Ou canular ? Peu importe, au fond, pourvu que le capital vole en éclat. Et quel éclat ! »

dansons_maintenant7. Et bien dansons maintenant de Karine Lambert, Prix des lecteurs-Sélection 2017

«Elle aime Françoise Sagan, les éclairs au chocolat, écouter Radio Bonheur et fleurir les tombes. Il aime la musique chaâbi, les étoiles, les cabanes perchées et un vieux rhinocéros solitaire. Marguerite a toujours vécu dans l’ombre de son mari. Marcel a perdu celle qui était tout pour lui. Leurs routes se croisent, leurs coeurs se réveillent. Oseront-ils l’insouciance, le désir et la joie ? Karine Lambert signe un roman lumineux sur la fragilité et l’ivresse d’une histoire d’amour à l’heure où l’on ne s’y attend plus. »

Route_Coquelicots8. La route des coquelicots de Véronique Biefnot et Francis Dannemark

«À la croisée des chemins, le récit sensible et drôle de femmes à la recherche de l’amour. Olena, qui vient d’Ukraine, a 27 ans et le rêve d’une vie meilleure. En 1992, sans papiers, elle travaille à La Moisson, une maison de retraite du Nord-Pas-de-Calais où règne une douce fantaisie. Ce que l’on sait d’elle, c’est qu’elle est pleine d’espoir, de courage – et qu’elle sourit. Parmi les pensionnaires de La Moisson, nous rencontrons des personnages hauts en couleur : la tendre Lydie, l’altière Flora, autrefois danseuse, et l’intransigeante Henriette, sans oublier Charles le sage et Théo le séducteur, ancien coiffeur. À la faveur d’un épisode sentimental qui bouleverse la maisonnée, Olena, au volant d’une Opel brinquebalante, va traverser l’Europe avec ces trois vieilles dames et sa fille. C’est le début d’une épopée émouvante, haletante et souvent drôle, durant laquelle ces cinq femmes vont découvrir que l’amour ne connaît pas de frontière et qu’il n’y a pas d’âge pour commencer une vie nouvelle. En route pour Lisbonne ! En passant par Berlin, la frontière polonaise, Nuremberg, Sète, Madrid. »

 Si tu passes la rivière9. Si tu passes la rivière de Geneviève Damas, Prix Victor Rossel 2011 et Prix des cinq continents 2012

«Tout à coup j’ai pensé que la vie était belle. Pas belle comme quelque chose que tu observes dans une vitrine et qui ne t’appartient pas, qui ne t’appartiendra jamais et qui te nargue et te dis “Ce n’est pas pour toi, petit”; belle comme quelque chose de sanglant qui te tombe dessus par hasard, qui t’écorche, mais c’est ça la vie quand tu en es le centre, qu’il se passe quelque chose et que cela t’arrive à toi, tu peux dire alors qu’elle est belle, la vie.»«Si tu passes la rivière, si tu passes la rivière, a dit le père, tu ne remettras plus les pieds dans cette maison». C’est ainsi que commence la poignante histoire de François, jeune paysan naïf et ultra sensible en quête de vérité et de liberté. Prisonnier de son milieu familial rigide et fermé, il passe le plus clair de son temps à garder les cochons auxquels il parle et se confie. Avec ce premier roman, Geneviève Damas dépeint d’une manière très juste un univers rempli d’humanité, de compassion et de silences. Après une licence en droit, Geneviève Damas s’est tournée vers différents métiers du théâtre. Comédienne dirigée par les meilleurs metteurs en scène, metteure en scène elle-même, elle a écrit une quinzaine de pièces qui lui ont valu plusieurs prix. »

Fraudeur10. Fraudeur d’Eugène Savitzkaya, Prix Victor Rossel 2015

«Pourquoi frauder est la question primordiale de ce récit qui ne parle que d’enfants que l’été retarde dans les champs et les taillis. Fous qu’ils étaient, ils chérissaient leur mère et menaient contre leur père un combat acharné, véritable guérilla, ayant choisi, à la manière des partisans, le repli dans les hautes herbes et l’alliance avec les bêtes À tous les modes, à tous les temps, voici l’histoire romancée d’un garçon fraudant la vie comme on fraude l’État, la douane, le fisc, l’église ou la couronne. Échappera-t-il pour autant à la mort qui achève tous les organismes vivants et dissout les assemblées ? Mourra-t-il pour autant à la vie qui entraîne tout dans son giron ? »

J’espère que cette liste vous aidera à choisir votre bouquin pour le défi littéraire. J’ai hâte de connaître l’ouvrage qui bercera certaines de vos soirées en avril. De mon côté, dès que ma lecture du moment est terminée, je lirai Le Voyage d’hiver d’Amélie Nothomb (je l’ai dans ma bibliothèque depuis un certain temps et je ne l’ai pas encore lu). Le tout débute dans quelques jours! Vous pouvez me soumettre le lien de votre chronique dans les commentaires de ce billet et je le présenterai à la fin du mois dans mon bilan.

Bon mois belge!

Avez-vous déjà choisi votre livre? Lequel? J’ai hâte de vous lire!!!

Bien à vous!

Madame lit

Source : Bookwitty    Frais_port

30 commentaires »

  1. Bonjour, je peux participer même si je ne suis pas inscrite pour tous les mois de l’année ? Mon choix se porterait sur  » La guinguette à deux sous » de Georges Simenon. Tu me dis et je l’achète.
    Bonne soirée, FLaure

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    • Tu peux certainement participer! Dès que ta chronique est rédigée, reviens mettre le lien dans ce billet et je le présenterai à la fin du mois lorsque je soumettrai mon bilan mensuel. Bien contente d’apprendre que tu participes à ce mois belge! Au plaisir de lire ta chronique sur Simenon.

      Aimé par 1 personne

  2. Je reconnais certains noms sans savoir qu’ils étaient belges. Je me demande si on peut reconnaître la littérature belge comme on reconnaît la québécoise, la russe, la scandinave, l’américaine.
    Je dirais que non, puisque les auteurs ont le même système d’éducation, la même histoire et presque les mêmes références culturelles que la France.
    Mais est-ce un préjugé?

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    • Probablement… les univers m’apparaissent bien différents en fonction des faits entourant chaque pays, de l’imaginaire propre à chaque culture, des thématiques exploitées selon l’ambiance… c’est mon humble avis. Je vois de grandes différences. Merci!

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  3. La Belgique m’inspire beaucoup moins que la Hongrie mais je note « Si tu passes la rivière » peut-être, il faut que je farfouille dans mes piles, il doit bien y avoir un ou une Belge qui s’y cache.

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  4. On va y participer également de notre côté, mais on puisera directement l’inspiration dans notre bibliothèque. Ce sera un mois de belles découvertes et de partage, je m’en réjouis à l’avance!

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  5. Bonjour, je te propose Un parum d’amertume, de Paul Colize https://desmotsetdesnotes.wordpress.com/2018/04/06/un-parfum-damertume/
    Apprendre à lire de Sébastien Ministru https://desmotsetdesnotes.wordpress.com/2018/04/04/apprendre-a-ecrire/
    A la recherche de Marie de Madeleine Bourdouxhe https://desmotsetdesnotes.wordpress.com/2018/04/03/a-la-recherche-de-marie/
    Adrienne ne m’a pas écrit de Michelle Fourez https://desmotsetdesnotes.wordpress.com/2018/04/02/adrienne-ne-ma-pas-ecrit/

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