Madame lit des suggestions littéraires algériennes!

Défi_litt_2018_bonChère lectrice, Cher lecteur,

Comme le mois consacré à la littérature algérienne arrive à grands pas (juin) pour le Défi Madame lit des livres du monde, j’ai préparé une liste pour stimuler votre désir de plonger dans un univers. Vous pouvez lire un essai, un roman, un recueil de poésie, une BD, une pièce de théâtre. Il faut ouvrir toutes les portes du domaine littéraire!

Sans plus tarder, voici quelques titres. J’ai cité l’extrait du site de Bookwitty pour chaque livre (résumé ou premières lignes). En cliquant sur le lien du livre, vous serez redirigé sur le site de Bookwitty. Vous pouvez commander le livre. La livraison s’avère gratuite partout dans le monde!

 

«Yasmina Khadra nous offre ici un grand roman de l’Algérie coloniale (entre 1936 et 1962) – une Algérie torrentielle, passionnée et douloureuse – et éclaire d’un nouveau jour, dans une langue splendide et avec la générosité qu’on lui connaît, la dislocation atroce de deux communautés amoureuses d’un même pays.»

Hirondelles Kaboul«Dans un Kaboul caniculaire, parmi les ruines du désastre et celles des esprits, deux bouillies et deux femmes cherchent un sens à leur vie : un bourgeois déchu, une avocate interdite d’exercer, un geôlier s’amenuisant à l’ombre des exécutions publiques et une épouse aux prises avec une maladie incurable. À travers leur quête de la dignité humaine, le martyre d’une nation traumatisée par les guerres et la folie, livrée aux sortilèges des gourous et à la tyrannie des talibans. Et pourtant, là où la raison semble perdue, l’amour refuse de céder et se réclame du miracle. Mais qu’est-ce que le miracle dans un pays où  » les liesses sont aussi atroces que les lynchages  » ? Dans ce roman magnifique qui est aussi un hymne à la femme, Yasmina Khadra a su mettre au jour avec lucidité la complexité des comportements dans les sociétés musulmanes déchirées entre le féodalisme et la modernité.»

 

«En 1832, dans Alger récemment conquise, Delacroix s’introduit quelques heures dans un harem. Il en rapporte un chef-d’œuvre, Femmes d’Alger dans leur appartement, qui demeure un «regard volé». Un siècle et demi plus tard, vingt ans après la guerre d’indépendance dans laquelle les Algériennes jouèrent un rôle que nul ne peut leur contester, comment vivent-elles au quotidien, quelle marge de liberté ont-elles pu conquérir ? Dans ce recueil de nouvelles publié pour la première fois en 1980 et ici augmenté d’une longue nouvelle inédite, La nuit du récit de Fatima, Assia Djebar raconte : «le vécu, la difficulté d’être, la révolte et la soumission, la rigueur de la Loi qui survit à tous les bouleversements et l’éternelle condition des femmes. «Langage de l’ombre», souvent prémonitoire en regard de l’histoire immédiate, Femmes d’Alger dans leur appartement est devenu un classique dans de nombreux pays où il a reçu un accueil exceptionnel.»

chien d'Ulysse«29 juin 1996. Quatre ans après l’assassinat du président algérien Mohamed Boudiaf, Hocine parcourt les rues de Cyrtha, une ville qui emprunte ses traits à Constantine ou Alger, et, plus loin dans le temps, à Cirta, l’antique, la numide. De cette errance naît un récit étrange, halluciné, une odyssée ivre qui entremêle lyrisme et grotesque, ombre et lumière.»

 

  • Nedjma de Kateb Yacine              Nedjma   

«Nedjma, c’est un amour d’enfance, c’est la femme éternelle, c’est l’Algérie. Nedjma, c’est l’obsession du passé, la quête de l’inaccessible, la résurrection d’un peuple. Nedjma, c’est la femme-patrie. Publié en pleine guerre d’Algérie, Nedjma échappe cependant, comme toutes les oeuvres majeures, aux circonstances de sa naissance et s’impose, quarante ans après, comme l’un des romans contemporains les plus forts.»

Bleu blanc vert«1962, l’indépendance en Algérie. Deux écoliers, Amine et Lilas, apprennent avec stupeur qu’il sera désormais interdit d’utiliser le crayon rouge. Car le papier reste blanc, l’encre bleue et il n’est plus question de maintenir le « bleu blanc rouge » du drapeau colonisateur. Désormais les corrections se feront à l’encre verte. Au travers de leurs deux voix en alternance, de l’enfance à l’âge adulte, est racontée la destinée d’une Algérie nouvelle qui tente de se construire.»

 

  • 2084; La fin du monde de Boualem Sansal– Grand prix du roman de l’Académie française 2015, Meilleur livre de l’année 2015 selon le Magazine Lire

«L’Abistan, immense empire, tire son nom du prophète Abi, « délégué » de Yölah sur terre. 2084Son système est fondé sur l’amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur de la foi sans questions. Le personnage central, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur l’existence d’un peuple de renégats, qui vit dans des ghettos, sans le recours de la religion… Boualem Sansal s’est imposé comme une des voix majeures de la littérature contemporaine. Au fil d’un récit débridé, plein d’innocence goguenarde, d’inventions cocasses ou inquiétantes, il s’inscrit dans la filiation d’Orwell pour brocarder les dérives et l’hypocrisie du radicalisme religieux qui menace les démocraties.»

  • La Grande maison de Mohammed Dib– Grand prix de la francophonie de l’Académie française en 1994

Grande maison«Omar avait fini par confondre Dar Sbitar avec une prison. Mais qu’avait-il besoin d’aller chercher si loin ? La liberté n’était-elle pas dans chacun de ses actes ? Il refusait de recevoir de la main des voisins l’aumône d’un morceau de pain, il était libre. Il chantait s’il voulait, insultait telle femme qu’il détestait, il était libre. Il acceptait de porter le pain au four pour telle autre, et il était libre.»

 

 

Meursault«Cet homme qui soliloque dans un bar, nuit après nuit, c’est le frère de l’Arabe tué par un certain Meursault dans un célèbre roman du XXe siècle. Soixante-dix ans après les faits, rage et frustration inentamées, le vieillard rend un nom au mort et donne chair à cette figure niée de la littérature : l’Arabe. Un roman profond sur les héritages qui conditionnent le présent et sur le pouvoir exceptionnel de la littérature pour dire le réel.»

 

  • L’Interdite de Malika Mokeddem-Prix méditerranée Perpignan 1994   L'Interdite

«Parce qu’une lettre d’un homme qu’elle a jadis aimé, Yacine, est postée de son village natal d’Aïn Nekhla, Sultana revient en Algérie où elle a grandi. Elle a choisi l’exil pour échapper à la condition faite aux femmes de là-bas. Elle est devenue médecin en France, à Montpellier. Yacine vient de mourir. Il était également médecin et elle décide de le remplacer quelque temps au dispensaire. Elle rencontre bientôt Vincent qui, lui, porte le métissage dans sa chair. On lui a greffé le rein d’une Algérienne. Entre Vincent et Sultana naît une histoire d’amour qui vaudra à la jeune femme haine et menaces. Elle devra, une nouvelle fois, céder la place… C’est de sa vie et de son expérience que Malika Mokeddem a tiré ce roman d’une société déchirée entre préjugés et progrès, religion et fanatisme. Roman d’engagement et de témoignage, donc ; mais roman d’abord, d’une écriture authentique, frémissante de passion. En refermant L’Interdite, on pense irrésistiblement à cette phrase du poète algérien Kateb Yacine : « Quand une femme écrit, elle vaut son pesant de poudre. » Une explosion de colère… Michèle Amzallag, Jeune Afrique

«Dans les rues d’Alger, les hommes s’étreignent. Derrière leurs portes closes, les femmes s’ennuient. Séparée de la ville par un rectangle de verre, une jeune fille observe. Un mur sale, un trolley bondé, une enfant imprudente lui donnent les mots d’une nouvelle histoire. Elle invente. Elle s’invente. Elle est pubère, son père ne lui parle pas depuis deux ans. La mère prépare l’intrigue, les sœurs se taisent. L’ennui ronge la capitale. Personne n’y échappe. Pas même le soleil ! Les hommes attendent. Ils l’attendent. L’amour et l’espoir n’existent pas. Les pensées se cognent contre un espace amputé de son temps. Cachée derrière sa fenêtre, avide de savoir, la voyeuse force sur la réalité. Un voile s’éloigne, une petite fille meurt sous les pneus d’un camion. Les trous de serrure s’élargissent, la voyeuse dérobe la vie des autres. Le rêve s’impose. La mort guette. Toutes deux se convoitent, s’invitent, se rejettent. Le sang se faufile entre les mots et les maux.»

J’espère que cette liste vous aidera à choisir votre bouquin pour le défi littéraire. J’ai hâte de connaître l’ouvrage qui bercera certaines de vos soirées. De mon côté, dès que ma lecture du moment est terminée, je lirai, car je l’ai dans ma bibliothèque depuis un certain temps et je ne l’ai pas encore lu Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra. Le tout débute dans quelques jours! Pour le mois de juin, comme je serai en Espagne et au Portugal du 18 au 30, je vous demande de me soumettre le lien de votre chronique dans les commentaires de ce billet et je présenterai à la fin du mois dans mon bilan le titre de votre billet. Je ne pourrai pas me promener sur les différents blogues durant cette période…

Bon mois algérien!

Avez-vous déjà choisi votre livre? Lequel?

Bien à vous,

Madame lit

Source : Bookwitty

14 commentaires »

  1. Je vais essayer de trouver un titre de Yasmina Khadra ….
    Sinon j’ai déjà lu « Meursault contre enquête » et « 2084 la fin du monde ».
    Pas totalement convaincue mais je crois que j’en attendais trop en référence au « 1984 » d’Orwell et à « l’étranger » de Camus

    Bonne soirée

    Aimé par 1 personne

  2. Pendant que tu chasseras les moulins en Extremadura, je visiterai sûrement les Femmes d’Alger dans leur appartement !
    Ensuite, beaucoup de choses tentantes dans ta sélection, peut-être Le chien d’Ulysse ou Bleu blanc vert. Je résiste à Khadra, je ne sais pas pourquoi, et je crains que 2084 ne soit trop caricatural. Je vais continuer à prospecter.
    Merci pour ta présentation.

    Aimé par 1 personne

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